Une méthode djihadiste de déraillement de trains testée par les autorités

TERRORISME Gérard Collomb a annoncé que des tests avaient été effectués à partir de ce mode opératoire...

20 Minutes avec AFP

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Un train TGV arrivant à Strasbourg en juillet 2016.
Un train TGV arrivant à Strasbourg en juillet 2016. — P.HERTZOG / AFP

Une méthode de déraillement de trains, diffusée dans la propagande djihadiste, a été testée par les autorités, mais ce mode opératoire d’attentat n’a pas fonctionné, a annoncé ce vendredi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

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« On surveille à la fois les métros, les trains, puisqu’on avait vu passer une petite note indiquant comment on pouvait faire un attentat », a-t-il déclaré sur CNews, en référence à un mode opératoire diffusé dans des revues de propagande djihadiste.

Ce mode opératoire « a fait l’objet de tests au cours de l’été et n’a pas fait dérailler les machines », a précisé l’entourage du ministre. Avec la ministre des Transports Elisabeth Borne, « on a tout simulé pour voir si ça marchait, on a vu que ça ne marchait pas », a pour sa part ajouté le chef de la place Beauvau.

Une note de la police nationale s’en inquiétait

Dans une note datée de septembre, la police nationale s’inquiétait des risques de déraillements de trains, prônés par les djihadistes comme mode opératoire.

« En raison d’une incitation récente de la propagande djihadiste à planifier un déraillement de train, une attention toute particulière doit être accordée à toute remontée d’information relative à une intrusion ou tentative de sabotage dans les emprises destinées à la circulation des trains », peut-on lire dans ce télégramme de la Direction générale de la police nationale, émis début septembre.