Soupçons de viol au Quai des Orfèvres: La cour d'appel renvoie deux policiers devant les assises

ENQUETE La cour d'appel a demandé que les deux fonctionnaires de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) soient jugés pour «viols en réunion»...

20 Minutes avec AFP

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Le 36 quai des Orfèvres
Le 36 quai des Orfèvres — PATRICK KOVARIK / AFP

La cour d’appel de Paris a ordonné ce jeudi le renvoi devant la cour d’assises des deux policiers mis en examen dans l’enquête sur le  viol présumé d’une touriste canadienne dans les locaux du 36, quai des Orfèvres à Paris, en 2014, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

En juillet 2016, les juges d’instruction avaient prononcé un non-lieu général, mais le parquet de Paris et la jeune femme avaient fait appel.

Non-lieu en 2016

La cour d’appel a demandé que les fonctionnaires de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), âgés de 39 et 48 ans, soient jugés pour « viols en réunion », ont précisé les avocats.

Le 22 avril 2014, dans un pub irlandais en face du 36, des policiers s’étaient liés avec la jeune femme, alors âgée de 34 ans. En pleine nuit, les fonctionnaires, qui n’étaient pas en service, lui avaient fait visiter les locaux. Elle en était ressortie en larmes un peu plus tard, extrêmement choquée. Elle avait porté plainte pour viol. Deux hommes de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) avaient été mis en examen pour viol en réunion et placés sous contrôle judiciaire. L’un d’eux avait reconnu une relation.

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« Cette décision redonne sa dignité à ma cliente, traînée dans la boue pendant l’instruction : la justice reconnaît enfin que cette femme étrangère en situation de vulnérabilité a été abusée sexuellement », a réagi Me Sophie Obadia.

La chambre de l’instruction a suivi les réquisitions du parquet général qui avait estimé, lors de l’audience en juin 2017, que le « comportement jovial et libéré » de la jeune femme ne pouvait conduire à dire qu’elle avait « consenti à des relations sexuelles à plusieurs dans les locaux de la BRI ». Au vu de sa forte alcoolisation, « elle était dans l’incapacité de consentir aux actes sexuels qu’elle a subis », avait insisté le ministère public.