VIDEO. Manifestation du 21 septembre: Entre 16.000 et 55.000 personnes ont défilé à Paris contre la réforme du Code du travail

MOBILISATION Le nombre de manifestants dans la capitale était en baisse lors de cette deuxième manifestation contre la réforme du Code du travail…

Nicolas Raffin, et Aurélie Bazzara pour la vidéo

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Manifestation le 21 septembre 2017 à Paris contre la réforme du Code du travail.
Manifestation le 21 septembre 2017 à Paris contre la réforme du Code du travail. — Thibault Camus/AP/SIPA

La deuxième manifestation contre la réforme du Code du travail de ce jeudi 21 septembre n’a pas autant mobilisé que celle du 12 septembre. A Paris, 16 000 manifestants ont été recensés par la police (contre 24 000 pour le premier défilé), 55 000 selon les syndicats (contre 60 000 auparavant).

Philippe Martinez, le leader de la CGT, a affirmé que le « niveau de mobilisation est équivalent à la semaine dernière. Il y a beaucoup plus de débrayages dans les entreprises ». A Paris, le cortège s’est élancé vers 14 h de Montparnasse direction place d’Italie, sous un nuage de drapeaux CGT, Solidaires et FSU, mais aussi FO et CFE-CGC, dont les centrales n’ont pas appelé à se mobiliser.

« La loi Macron, c’est pour les patrons »

Peu de débordements ont été signalés. Les journalistes présents dans la manifestation parisienne ont contasté des façades dégradées et du mobilier urbain cassé. Le siège du journal Le Monde, situé sur le trajet des manifestants, a aussi été pris pour cible :

Outre Paris, les cortèges étaient aussi présents à Tours, Rennes, Montpellier, Nîmes, Marseille, ou Caen, et les slogans et pancartes rivalisaient de créativité. On pouvait lire « Fainéants de tous les pays, unissez-vous », « Séparation du pouvoir et du Medef » ou encore « La loi Macron, c’est pour les patrons ».

Ces défilés du 21 septembre ont eu lieu alors que les ordonnances visant à réformer le Code du travail doivent être présentées en Conseil des ministres ce vendredi. Elles seront signées dans la foulée par Emmanuel Macron, et devraient entrer en vigueur dès la semaine prochaine. L’exécutif s’est jusqu’à présent montré inflexible sur sa réforme. « On ne va pas reculer » a répété à plusieurs reprises Muriel Pénicaud, la ministre du Travail.

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