VIDEO. Maltraitance animale: Les images choc des centres de dressage pour chiens

ANIMAUX L’association de défense des animaux One Voice a filmé en caméra cachée des centres de dressage. Les images et les propos des dresseurs choquent…

20 Minutes avec agence

— 

L'association One Voice a filmé plusieurs centres de dressage pratiquant le « ring » en caméra cachée.
L'association One Voice a filmé plusieurs centres de dressage pratiquant le « ring » en caméra cachée. — Capture d'écran Facebook / One Voice

Des chiens frappés, fouettés « à coups de chambrière », l’un d’entre eux étranglé par une corde « comme un pendu »… La vidéo tournée en caméra cachée par l’organisation non gouvernementale de défense des animaux One Voice, et relayée par Le Parisien ce mercredi, choque.

« Les chiens sont maltraités pour devenir méchants »

L’ONG s’est infiltrée entre 2014 et 2017 dans une dizaine de centres de dressage pratiquant le ring, basé sur des épreuves d’obéissance et de mordant pour des chiens de défense, et a réalisé ce film.

Après trois ans d’enquête, la conclusion de One Voice est sans appel : le ring habitue le chien à une « maltraitance intense et constante ». L’association, par la voix de Muriel Arnal, sa présidente, réclame l’interdiction de cette pratique : « Pour quelques instants d’apparente fusion entre l’homme et le chien, on torture en fait les animaux et on les transforme ainsi en automates capables du pire. Les chiens sont maltraités pour devenir méchants ».

« Il existe des brutes, comme dans tous les milieux »

Michel Valladon, juge de ring, conteste ces accusations, estimant que les mauvais traitements ne sont pas la règle : « Il existe des brutes, comme dans tous les milieux, mais la meilleure preuve que ces chiens sont bien traités est qu’ils obéissent », plaide-t-il auprès du Parisien.

Ces arguments sont balayés par One Voice qui dénonce des méthodes d’éducation violentes érigées en principe pour rendre les chiots agressifs. Ainsi, les « infiltrés » de l’association ont très souvent constaté l’usage de colliers électriques.

Michel Valladon tente de justifier cette pratique : « Tout dépend de la puissance. Il faut apprendre à ces chiens imposants quand ils font mal. On ne peut pas se contenter de leur chuchoter à l’oreille. »

>> A lire aussi : Scènes de violence envers un chien: Le patron du centre canin répond

L’exemple de la gendarmerie

Des propos mis à mal par les spécialistes. Au premier rang desquels, les membres de la brigade cynophile de la gendarmerie. « C’est absurde, s’indigne un gendarme. Pour bien travailler il faut au contraire des bêtes non agressives… »

Ici, ni fouets, ni colliers électriques pour les chiens. Les gendarmes ne commencent à éduquer un chiot qu’à partir de ses 10 mois. Leur secret pour former cette élite de l’espèce canine ? Le jeu et la récompense.