Béarn: Le couple d'infirmiers accro à la morphine se servait dans les hôpitaux

FAITS DIVERS Un couple d’infirmiers toxicomanes a été interpellé ce mercredi, à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Les deux quadragénaires auraient volé de la morphine dans les hôpitaux où ils travaillaient…

20 Minutes avec agence
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Les deux infirmiers, mariés dans la vie, auraient commis une dizaine de vols de médicaments dans les établissements de santé où ils exerçaient (illustration).
Les deux infirmiers, mariés dans la vie, auraient commis une dizaine de vols de médicaments dans les établissements de santé où ils exerçaient (illustration). — Pixabay

La tentation était trop forte. Deux infirmiers, âgés de 40 ans et mariés dans la vie, ont été interpellés, ce mercredi, à Pau (Pyrénées-Atlantiques).

Ils sont soupçonnés d’avoir volé des dérivés de morphine dans les hôpitaux où ils exerçaient leurs missions d’intérim, dans le Béarn, mais aussi dans les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne, rapporte France Bleu Béarn.

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Ils auraient pioché dans les pharmacies des hôpitaux

Prisonniers de leur addiction depuis des années, le couple suivait un traitement à base de méthadone, un produit de substitution aidant au sevrage. Mais ce n’était visiblement pas suffisant.

Ils auraient donc fini par piocher dans les pharmacies des établissements hospitaliers. Au total, une dizaine de vols leur sont reprochés. La majorité d’entre eux aurait été commis par l’épouse.

L’issue de cette triste histoire était inéluctable puisque les hôpitaux réalisent régulièrement leurs inventaires. Les établissements ont donc vite compris que les disparitions de médicaments avaient systématiquement lieu pendant leur service. Parfois même, les toxicomanes ont été surpris lors de leurs méfaits.

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Interdiction d’exercer jusqu’à leur procès

En garde à vue, le couple a reconnu les faits et évoqué son addiction. Ils ont assuré avoir consommé eux-mêmes les médicaments, sans faire de trafic. Les enquêteurs ont pour le moment tendance à les croire au vu de leur profil et des quantités relativement faibles dérobées.

Les deux infirmiers ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Ils ont l’interdiction d’exercer jusqu’au 30 janvier prochain, date de leur procès.