VIDEO. Affaire Gregory: Marcel Jacob est «au bord du gouffre», prévient son avocat

FAITS DIVERS « J’ai des craintes, il est au bout du rouleau, il n’en peut plus », a déclaré Me Stéphane Giuranna…

20 Minutes avec AFP

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Dijon (Côte d'or), le 20 juin 2017. Des gendarmes escortent Marcel Jacob, le grand-oncle de Grégory, à sa sortie de la cour d'appel.
Dijon (Côte d'or), le 20 juin 2017. Des gendarmes escortent Marcel Jacob, le grand-oncle de Grégory, à sa sortie de la cour d'appel. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Le feuilleton judiciaire dans l’affaire Grégory se poursuit. Marcel Jacob est un « homme au bord du gouffre », a prévenu ce mercredi l’avocat du grand-oncle de Grégory Villemin, soupçonné d’être lié à l’enlèvement du petit garçon, retrouve mort le 16 octobre 1984. « J’ai des craintes, il est au bout du rouleau, il n’en peut plus », a déclaré Me Stéphane Giuranna, trois mois après la mise en examen de son client, lors d’un spectaculaire rebondissement dans cette affaire de plus de 30 ans.

Marcel Jacob, 72 ans, grand-oncle de Grégory Villemin, et son épouse Jacqueline 73 ans, ont été interpellés à la mi-juin dans leur village d’Aumontzey, dans les Vosges. Mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort, ils sont placés depuis, chacun de son côté, sous un très strict contrôle judiciaire, avec interdiction de rentrer dans les Vosges.

Pas entendu par la justice depuis trois mois

Or, a affirmé Me Giuranna lors d’une conférence de presse, Marcel Jacob n’a jamais été entendu par la justice en trois mois et vit extrêmement mal son contrôle judiciaire. L’avocat demande en conséquence à la justice d’accélérer. « Je dis "dépêchez-vous". Soit la justice a des éléments et elle nous juge, soit elle n’en a pas et elle prononce un non-lieu », a-t-il dit.

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Me Giuranna a envoyé la semaine dernière un courrier à la présidente de la chambre de l’instruction de Dijon pour demander la modification du contrôle judiciaire de son client. Si la justice ne lui accorde pas, « dans quelques mois, si l’affaire n’a pas avancé, il rentrera chez lui quoiqu’il arrive », a mis en garde l’avocat. « Il est temps de siffler la fin de la partie », a encore ajouté l’avocat, estimant qu’il n’existait pas d’éléments nouveaux dans ce dossier.