Attentats en Catalogne: Des auteurs se sont rendus devant la Tour Eiffel

ENQUETE Des investigations sont en cours pour déterminer pourquoi les auteurs de l’attaque de Cambrils se trouvaient en région parisienne les 11 et 12 août...

20 Minutes avec AFP

— 

Un vendeur de souvenirs devant la tour Eiffel.
Un vendeur de souvenirs devant la tour Eiffel. — PHILIPPE LOPEZ / AFP

Les auteurs de l’attentat de Cambrils en Espagne, qui a fait un mort et six blessés dans la nuit du 17 au 18 août, se sont rendus à deux reprises devant la Tour Eiffel à Paris moins d’une semaine avant de passer à l’acte, a déclaré ce jeudi le ministre de l’Intérieur.

« On sait qu’ils vont acheter cet appareil photo, on sait surtout qu’ils quittent leur hôtel le soir, qu’ils se rendent longuement devant la Tour Eiffel puis qu’ils y retournent le lendemain avant de repartir sur l’Espagne » grâce à l’étude du bornage des téléphones, a précisé sur franceinfo Gérard Collomb.

Des investigations sont en cours pour déterminer pourquoi les auteurs de l’attaque de Cambrils se trouvaient en région parisienne les 11 et 12 août, moins d’une semaine avant les attentats des 17 et 18 août en Catalogne, qui ont coûté la vie à 16 personnes.

Un voyage éclair aux motivations inconnues

Ils étaient « a priori deux ou trois personnes » à bord de la voiture utilisée lors de l’attaque de Cambrils et flashée dans l’Essonne le 12 août. Ils ont séjourné dans un hôtel à Malakoff (Hauts-de-Seine) et « sont allés dans un certain nombre de lieux », avait affirmé le 23 août le procureur de Paris François Molins, sans vouloir donner plus de détails.

>> A lire aussi : Qui sont les victimes de Barcelone et de Cambrils?

Le parquet antiterroriste de Paris cherche à déterminer les raisons de ce voyage. « Pourquoi ils étaient là, est-ce que c’était pour faire des repérages, est-ce que c’était pour récupérer des choses, est-ce que c’était pour rencontrer des gens ? », s’était interrogé alors le magistrat. « Personne ne peut penser à l’heure actuelle que ce voyage éclair était effectué pour acheter un appareil photo à la Fnac », avait-il estimé.

Interrogé sur des liens éventuels avec la découverte de TATP dans un laboratoire clandestin d’explosifs à Villejuif (Val-de-Marne) mercredi, Gérard Collomb a répondu : « C’est peut-être possible, l’enquête nous le montrera. (…) On sait que l’Espagne est un lieu de passage pour les filières qui remonteraient du Maroc, il est possible qu’il y ait des liens, mais franchement je n’en sais pas plus ».