Maladie de Charcot: Atteinte, l’écrivaine Anne Bert explique vouloir se faire euthanasier

SANTE « Si j’ai décidé de ne pas vivre cette agonie qui m’est promise, c’est parce que j’ai en moi une souffrance incommensurable, ineffable »…

C. Ape.

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L'écrivaine française Anne Bert, le 6 septembre 2017
L'écrivaine française Anne Bert, le 6 septembre 2017 — Capture d'écran France Inter

Atteinte de la maladie de Charcot, l’écrivaine Anne Bert a expliqué ce mercredi au micro de France Inter sa volonté de se faire euthanasier. « Je sais que dans deux mois, ça va être l’horreur, et dans quatre mois encore pire que l’horreur, et après la mort », a dit l’écrivaine de 59 ans.

Et de poursuivre en expliquant son choix : « Si j’ai décidé de ne pas vivre cette agonie qui m’est promise, c’est parce que j’ai en moi une souffrance incommensurable, ineffable. » L’écrivaine a ainsi prévu de se faire euthanasier en octobre en Belgique, où cette pratique est autorisée, contrairement à la France.

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Une paralysie « totale » avant « la mort par étouffement »

Anne Bert a indiqué qu’en raison de sa maladie, ses muscles « meurent les uns après les autres » ce qui provoquera une paralysie « totale » avant « la mort par étouffement ». Aujourd’hui, elle a « dépassé le seuil d’acceptation », ne pouvant plus « rien faire du tout » sans assistance.

Dans Le Tout Dernier Eté (éditions Fayard), qui paraîtra le 9 octobre, après son départ, l’écrivaine raconte son combat. Un combat qui l’avait notamment amenée à interpeller les candidats à la présidentielle. L’équipe d’Emmanuel Macron « m’a répondu, alors qu’il était encore candidat, que les questions éthiques et sociétales n’étaient pas une priorité », a-t-elle confié à la radio.