«Piétonnisation du périphérique parisien»: L'adjoint d'Anne Hidalgo répond au «Gorafi»

HUMOUR L’un des adjoints à la maire de Paris a réagi à la petite blague du «Gorafi»…

20 Minutes avec agence
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Des voitures sur le périphérique à Paris, le 4 décembre 2016.
Des voitures sur le périphérique à Paris, le 4 décembre 2016. — PHILIPPE LOPEZ / AFP

« Le boulevard périphérique, 35km de rocade grisâtre et ennuyeuse qui permettait au reste de l’Ile-de-France de venir importuner les Parisiens, ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir… ». Le Gorafi a encore frappé, ce 6 septembre, en annonçant « la piétonnisation du périphérique » parisien.

« À la nuit tombée, des ouvriers municipaux se chargeront de murer discrètement toutes les bretelles d’accès. Les véhicules pris au piège seront quant à eux utilisés comme jardinières et bac à légumes bio », s’amuse le site parodique.


La mairie de Paris a visiblement pris l’article avec humour. Jean-François Martins, adjoint d’Anne Hidalgo, a répondu au Gorafi sur Twitter : « Ne nous tentez pas trop, Le Gorafi », commente l’adjoint, insinuant que l’idée d’une piétonnisation du périphérique parisien n’était peut-être pas si absurde que cela.


L’humour, consigne n°1 à la mairie de Paris

Avec ce message, l’adjoint d’Anne Hidalgo joue sur la dérision. Une manière de faire passer la pilule, amère pour certains, de la politique anti-voitures défendue par la mairie de Paris, hostile aux véhicules dans la capitale.

Ces derniers mois, les initiatives destinées à réduire la pollution atmosphérique parisienne se sont multipliées, au détriment parfois de la circulation automobile. Dernier point de discorde, l’installation d’une piste cyclable sur la voie George Pompidou. Une mesure qui aurait contribué « à diviser par deux l’espace de circulation pour les voitures sur cet axe très emprunté le long de la Seine, notamment par les personnes résidant en banlieue » selon le  Huffington Post.


Anne Hidalgo mange-t-elle les enfants ?

En dépit des critiques, les équipes d’Anne Hidalgo maintiennent le cap, quitte à recourir eux-mêmes à l’humour Gorafi. La veille, Bruno Julliard, un autre adjoint, avait taclé avec ironie un tweet de Valeurs Actuelles qui se demandait si Anne Hidalgo n’était pas « totalement hors de contrôle ».

L’élu s’est demandé si on ne pouvait pas carrément reprocher à la maire de Paris de « manger des enfants »…