La France va se doter de drones armés, annonce Florence Parly

DEFENSE La France possède actuellement six Reaper - cinq basés à Niamey pour les opérations de surveillance des djihadistes au Sahel et un à Cognac (sud-ouest) - dans une version non armée...

20 Minutes avec AFP

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La ministre des Armées Florence Parly, le 22 juin 2017 à l'Elysée
La ministre des Armées Florence Parly, le 22 juin 2017 à l'Elysée — VILLARD/SIPA

La France va se doter de drones armés, rejoignant ainsi un club comprenant notamment déjà les Etats-Unis, Israël, la Grande-Bretagne et l’ Italie, a annoncé ce mardi la ministre française des Armées Florence Parly.

« J’ai décidé d’engager le processus d’armement de nos drones de renseignement et de surveillance », a déclaré Florence Parly devant un parterre de militaires et de parlementaires à l’Université d’été de la Défense à Toulon (sud-est).

Un futur drone européen dôté d'armement

Les Etats-Unis et Israël ont été les précurseurs dans ce domaine, suivis du Royaume-Uni. En Europe, l’Italie a obtenu en 2015 l’autorisation des Etats-Unis d’armer ses drones américains Reaper.

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Au Moyen-Orient, ils seraient également utilisés par l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Irak, l’Iran, le Pakistan et la Turquie, selon un rapport des sénateurs français Cédric Perrin et Gilbert Roger rendu public en mai. « En pratique cette décision concernera dans un premier temps les drones Reaper que nous avons acquis aux Etats-Unis. Il s’agira de les doter d’un armement guidé de précision », a expliqué la ministre.

La France possède actuellement six Reaper - cinq basés à Niamey pour les opérations de surveillance des djihadistes au Sahel et un à Cognac (sud-ouest) - dans une version non armée.

« Mais à moyen terme, le futur drone européen dont nous réalisons les études en coopération avec l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne sera également doté d’armement », a-t-elle ajouté.

Pointant « les craintes et les amalgames » que la question des drones armés suscite, Florence Parly a insisté sur le fait qu’il ne s’agirait pas de « robots tueurs » et qu’ils seraient utilisés avec les mêmes règles d’engagement que les armes actuelles.

Les armées françaises pourront gagner en « efficacité »

« Cette décision ne change rien aux règles d’usage de la force, au respect du droit des conflits armés (…) Les règles d’engagement pour les drones armés seront strictement identiques à celles que nous appliquons déjà », a-t-elle souligné.

Selon la ministre, les armées françaises gagneront ainsi en « efficacité » dans les opérations et « limiteront le risque de dégâts collatéraux ».

« Ce nouvel usage permettra aussi d’optimiser l’emploi de nos avions de combat, de nos hélicoptères, de leurs ravitailleurs. Ces avions sont plus rapides, plus puissantes mais également plus lourds dans leur mise en oeuvre », a-t-elle encore souligné.