Le «super-radar» NK7 caché dans des poubelles ne débarquera pas en France

SECURITE ROUTIERE Le radar NK7, parfois camouflé dans des poubelles, peut relever jusqu’à six excès de vitesse simultanément…

20 Minutes avec agence

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Le radar NK7 est parfois camouflé dans des poubelles.
Le radar NK7 est parfois camouflé dans des poubelles. — Securoad

Même son nom fait peur… Le radar NK7 a débarqué en Belgique en mai dernier mais ne va pas arriver en France, souligne la Sécurité routière.

Ce dispositif nouvel génération, fabriqué en Australie, a de quoi effrayer les automobilistes : il ne déclenche pas de flash lumineux, est capable d’enregistrer plusieurs infractions en même temps et fonctionne quelles que soient les conditions. Surtout, ce tout nouveau « super-radar » se cache parfois dans les poubelles…

Il peut relever six excès de vitesse simultanément

La police belge a déjà acheté 15 exemplaires du NK7 camouflés dans des conteneurs pour surprendre les chauffards. Certains d’entre eux ont été installés dans la commune frontalière de Comines-Warneton (Belgique), à quelques kilomètres d’Armentières (Nord), rapporte La Voix du Nord.

Grâce à la technologie infrarouge, l’appareil fonctionne aussi bien la nuit que le jour et peut aussi être déployé dans les tunnels. Il est capable de relever jusqu’à six excès de vitesse simultanément, dans les deux sens de circulation, grâce à son système dual tracking.

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Le NK7 n’est pas voué à finir dans une poubelle. Il peut aussi être posé sur un trépied. Quel que soit le support, il peut être contrôlé à distance via un réseau wifi ou 4G et ne nécessite donc pas la présence d’un agent.

Bientôt sur les routes françaises ?

Les Belges se méfient donc désormais de leurs poubelles. Mais les Français pourraient-ils rapidement faire connaissance avec le NK7 ? Le laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), responsable de la certification des radars sur le territoire français, a indiqué à la Voix du Nord être « en contact avec la société constructrice Redflex ».

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Securoad, le distributeur belge de ce radar, a confirmé que le processus d’homologation était lancé en France. Pas de panique cependant à en croire la Sécurité routière qui dans un communiqué diffusé ce mercredi dément tout projet d’achat d’un tel équipement : « Aucun service de l’État français n’a jamais envisagé la mise en place de ce dispositif de contrôle et ne l’envisage à court, moyen ou long terme. » Et de préciser : « La société qui commercialise ce radar a déclaré avoir lancé une procédure de certification auprès du laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE). Toute entreprise peut présenter un nouveau dispositif auprès du LNE mais cette procédure n’engage en rien les services de l’État quant à son utilisation future. »