Les cabines téléphoniques seront toutes démontées d'ici à la fin de l'année

TELEPHONIE En raison de leur très faible utilisation, les cabines téléphoniques vont toutes disparaître d’ici à la fin de l’année…

20 Minutes avec agence

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Une cabine téléphonique. Illustration
Une cabine téléphonique. Illustration — ERIC CABANIS / AFP

Elles ne sont plus que 5.450 mais c’est officiel : les cabines téléphoniques auront toutes disparu du paysage avant la fin de l’année, rapporte Le Parisien. Leur utilisation était devenue dérisoire alors qu’ Orange, anciennement France Telecom, était chargé de leur exploitation et de leur entretien.

Le développement du mobile

La loi Macron, amendée par le Sénat en avril 2015, a supprimé l’obligation de service universel téléphonique imposée à l’opérateur, à savoir le maintien de 46.000 cabines sur le territoire. La seule condition de cette suppression : que les communes aient accès aux réseaux mobiles 2G à la fin 2016 ou 3G à la fin 2017.

Les cabines téléphoniques ont en effet été dépassées par le développement du mobile. 73 millions de cartes SIM circulaient en France au début de l’année 2017 d’après l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes).

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Des pertes supérieures à 10 millions d’euros par an

Le mouvement de démantèlement des cabines avait déjà débuté depuis un moment en raison de la forte baisse de leur utilisation. « Le trafic des cabines n’est plus aujourd’hui que de 0,6 % de ce qu’il était en 2000 », explique ainsi Laurentino Lavezzi, directeur des affaires publiques d’Orange.

La durée moyenne d’appel par cabine est de 10 secondes par jour et la moitié des 10.000 téléphones publics encore en service n’ont pas été décrochés une seule fois. Alors que le chiffre d’affaires s’élevait à 516 millions d’euros en 2000, le service génère actuellement des pertes supérieures à 10 millions d’euros par an.

Des bibliothèques pour une seconde vie

La majorité des cabines et leurs matériaux seront donc recyclées. L’entreprise Veolia se chargera d’enlever les structures pour récupérer le verre et l’aluminium.

Certaines connaîtront toutefois une seconde vie. Des mairies souhaitent ainsi les transformer en mini-bibliothèques. Pour les plus nostalgiques, il faudra se rendre dans les musées des Télécoms, comme à Soisy-sous-Montmorency (Val-d’Oise) ou à la Cité des télécoms de Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor).

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