Radars routiers externalisés: Les premières contraventions seront dressées en fin d’année

SECURITE ROUTIERE Le dispositif, d’abord testé en Normandie, sera ensuite étendu région par région à l’ensemble du territoire…

20 Minutes avec AFP

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Illustration de radars mobiles embarqués  qui flashent les excès de vitesse en roulant.
Illustration de radars mobiles embarqués qui flashent les excès de vitesse en roulant. — Nicolas Tucat AFP

L’objectif est de recentrer les policiers et gendarmes sur leurs missions de sécurité. Les premières contraventions issues de contrôles de vitesse routiers opérés par des sociétés privées seront dressées fin 2017 en Normandie avant d’être étendues à d’autres régions, a annoncé ce lundi la Sécurité routière.

Lancée en début d’année, l’expérimentation des radars embarqués gérés par des sociétés privées et non plus par des gendarmes et policiers, est un projet sensible, critiqué par certaines associations d’automobilistes et le Front national qui dénonce une « privatisation » juteuse sans effet sur la sécurité routière.

« A partir de décembre, on commencera à verbaliser en Normandie »

« Nous poursuivons actuellement l’expérimentation "à blanc", entamée en début d’année dans des départements de Normandie, qui vise à nous assurer que le dispositif est parfaitement au point techniquement » a expliqué le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe. Après avoir lancé un appel d’offres cet été, le gouvernement désignera en novembre la société vainqueur du marché normand, a-t-il précisé.

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« A partir de décembre, on commencera à verbaliser en Normandie à partir de contrôles effectués par des véhicules opérés par cette société », a indiqué Emmanuel Barbe, précisant que ces voitures « appartiendront toujours à l’Etat ». Le dispositif sera ensuite étendu région par région à l’ensemble du territoire.

En réponse aux craintes que les sociétés concernées ne multiplient les PV pour doper leurs chiffres d’affaires, le délégué interministériel à la Sécurité routière a souligné que « le système de verbalisation » serait « totalement autonome », que ces sociétés n’y auraient « aucun accès » et qu’elles ne pourraient donc ni voir ni contrôler le nombre des contraventions.