VIDEO. Maltraitance animale: Deux militants L214 jugés pour avoir caché des caméras dans un abattoir

JUSTICE Le procès pourrait à nouveau être suspendu en raison d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC)…

20 Minutes avec AFP

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Extrait du reportage de L214 dans un élevage de porcs du Finsitère.
Extrait du reportage de L214 dans un élevage de porcs du Finsitère. — L214

Ils comparaissent ce lundi devant le tribunal correctionnel pour « violation de domicile » et « tentative d’atteinte à la vie privée ». Deux militants de l’association de défense des animaux L214, parmi lesquels Sébastien Arsac, l’un des cofondateurs, sont jugés à Versailles pour s’être introduits en décembre dans l’abattoir de Houdan, en région parisienne, et y avoir placé des caméras filmant notamment l’étourdissement des porcs au CO2.

Une première audience, prévue en juin, avait été ajournée en raison d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée tardivement par la défense. Le procès de lundi pourrait être également suspendu en raison de cette même QPC qui, si elle était considérée sérieuse par le tribunal, pourrait être transmise à la Cour de cassation.

« Nous sommes très sereins »

Les avocats des deux militants estiment que l’infraction visée ne peut s’appliquer, « autrui » étant en l’occurrence l’abattoir, c’est-à-dire une personne morale. C’est cette difficulté juridique qu’ils entendent faire éclaircir par le Conseil constitutionnel. « Nous sommes très sereins », a commenté l’une des avocats des militants, Me Caroline Lanty. « Mes clients ont le sentiment de mener leurs actions de façon utile, sans dégrader, sans porter atteinte aux salariés. »

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Les deux membres de L214, qui militent pour l’abandon de tout produit animal dans l’alimentation, avaient caché en décembre des caméras dans un abattoir des Yvelines, notamment sur une nacelle descendant les cochons dans le puits où ils sont étourdis au CO2 avant d’être saignés. Trahis par la chute d’une caméra, ils avaient été interpellés alors qu’ils venaient récupérer leur matériel, encagoulés, dans la nuit du 12 au 13 décembre. L214 a depuis diffusé certaines de ces vidéos, qui entendent montrer la souffrance des animaux.