Sécurité routière: Le gouvernement veut poursuivre la privatisation des contrôles de vitesse

TRANSPORTS Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb juge la mesure, annoncée dès 2016 par Manuel Valls, « pertinente »…

C.P. avec AFP

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Illustration d'un radar embarqué dans un véhicule.
Illustration d'un radar embarqué dans un véhicule. — SERGE POUZET/SIPA

Le gouvernement veut confier les contrôles de vitesse des automobilistes à des sociétés extérieures pour recentrer policiers et gendarmes sur leurs missions de sécurité, a indiqué ce samedi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb dans un entretien aux quotidiens régionaux du groupe Ebra.

« Pour affecter gendarmes et policiers à leurs missions prioritaires d’enquête, de sécurité, le principe de confier les aspects matériels du contrôle de vitesse à des sociétés extérieures est une solution pertinente », juge le ministre, notamment dans le Progrès.

« Les communes le font pour les fourrières avec des délégations de service public et cela fonctionne », fait-il valoir.

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« Rémunération au forfait »

Annoncée par Manuel Valls le 2 octobre 2016 lors d’un Conseil interministériel de sécurité routière, la privatisation du pilotage des voitures équipées des radars embarqués a officiellement démarré en février 2017 avec une expérimentation en Normandie, suscitant un tollé auprès des associations d’automobilistes. Sa généralisation était prévue à partir du 1er septembre 2017.

Gérard Collomb assure pour sa part que la verbalisation des automobilistes en excès de vitesse « restera de la compétence des policiers » et que les sociétés extérieures « seront rémunérées au forfait et pas en fonction du nombre de V » (procès-verbaux).

En 2016, la mortalité routière a augmenté pour la troisième année consécutive (3.477 morts) après douze ans de baisse, une première depuis 1972. Les principales causes d’accident restaient la vitesse excessive (facteur d’un accident mortel sur trois) et l’alcool (29 % des accidents mortels).