Livraison de repas: la LDH dénonce l'exploitation des coursiers à vélo

EMPLOI Les coursiers à vélo «ne veulent pas pédaler pour des miettes de pain noir», lance la Ligue des droits de l’Homme, qui dénonce « un dévoiement du droite du travail » qu’instaurent les sociétés de livraisons via leurs applications numériques...

20 Minutes avec AFP

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La LDH s'est inquiétée ce mercredi 30 août de la précarisation de ces travailleurs, souvent jeunes, qui livrent des repas à domicile. (Photo illustration).
La LDH s'est inquiétée ce mercredi 30 août de la précarisation de ces travailleurs, souvent jeunes, qui livrent des repas à domicile. (Photo illustration). — B. Poussard / 20 Minutes.

Les coursiers à vélo «ne veulent pas pédaler pour des miettes de pain noir»:  la Ligue des droits de l'Homme (LDH) s'est inquiétée mercredi de la précarisation de ces travailleurs, souvent jeunes, qui livrent des repas à domicile.

Un « dévoiement du droit du travail »

Dans un communiqué, elle demande à la ministre du Travail d'organiser une «conférence multipartite qui permette d'avancer sur le mode de réglementation de ce secteur». Et, dans l'immédiat, une médiation «au profit de personnes qui subissent une exploitation sévère sans avoir les moyens de se défendre».

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La LDH dénonce «le dévoiement du droit du travail» que ces coursiers et coursières «subissent» car «c'est sur ordre des sociétés de livraison, au travers d'applications numériques» qu'ils/elles «attendent auprès de restaurants les commandes pour les porter au domicile des clients».

Plusieurs manifestations cet été

Des dizaines de coursiers des sociétés Deliveroo, Foodora ou Uber Eat ont manifesté dans plusieurs grandes villes de France cet été pour s'opposer à une généralisation du paiement à la course --alors qu'ils étaient payés à l'heure-- et réclamer une augmentation.

Ce conflit social «pose la question de l'effectivité des droits de l'Homme au travail et du respect des différents textes et instruments qui les garantissent», estime la LDH.