Soupçons de faux témoignages dans l’affaire Bettencourt: Le parquet requiert un non-lieu général

JUSTICE Six personnes ont été mises en examen dans ce volet secondaire de l’affaire d’abus de faiblesse envers l’héritière L’Oréal…

20 Minutes avec AFP

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Françoise Bettencourt Meyers, fille de Liliane Bettencourt.
Françoise Bettencourt Meyers, fille de Liliane Bettencourt. — JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Nouveau rebondissement dans l’affaire Bettencourt.  Le parquet de Paris demande l’abandon des poursuites contre les témoins clés de l’affaire et contre la fille de la milliardaire, accusée par François-Marie Banier d’avoir fait pression pour obtenir de faux témoignages contre lui. Le parquet a pris ses réquisitions de non-lieu le 10 août, a indiqué cette source, confirmant une information du Parisien.

L’enquête, sur ce volet secondaire de l’affaire d’abus de faiblesse envers l’héritière L’Oréal, a été close à la mi-avril par le juge Roger Le Loire, qui a mis en examen six personnes dans ce dossier, dont la fille de Liliane Bettencourt.

Françoise Bettencourt Meyers accusée de subornation de témoins

Françoise Bettencourt Meyers, mise en examen en juillet 2016 à Paris pour subornation de témoins, est notamment soupçonnée d’avoir accordé un prêt de 300.000 euros à l’ex-comptable de sa mère, Claire Thibout, afin d’influer sur ce témoin clé de l’accusation. L’ex-comptable est quant à elle poursuivie pour faux témoignage, aux côtés de trois autres anciennes employées et d’une amie de Liliane Bettencourt, dans cette procédure déclenchée à l’été 2015 par la contre-attaque judiciaire du photographe François-Marie Banier.

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Il revient désormais au successeur du juge Roger Le Loire, entre-temps nommé à l’instruction au tribunal de Nanterre, de décider ou non du renvoi des protagonistes devant le tribunal. Trois d’entre eux ont déposé des recours contre leur mise en examen, qui doivent être examinés le 9 novembre par la chambre de l’instruction.