Police de proximité: Les premières expérimentations début 2018, annonce Collomb

SECURITE Mi-août, le ministre de l'Intérieur avait annoncé que la mise en place de cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron commencerait « dès la fin de l’année »...

20 Minutes avec AFP

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Gérard Collomb à l'Elysée, le 14 juin 2017.
Gérard Collomb à l'Elysée, le 14 juin 2017. — Patrick KOVARIK / AFP

Le calendrier se précise. Les premières expérimentations d’une « police de sécurité du quotidien », police de proximité promise par Emmanuel Macron, auront lieu dès début 2018, a annoncé lundi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

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Lors de l’installation du nouveau directeur général de la police nationale (DGPN), Eric Morvan, le ministre a rappelé « les priorités » qui « l’attendent », parmi lesquelles « la mise en place d’une police de sécurité du quotidien » dont « les premières expérimentations » sont attendues « dès début 2018 », selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Marqueur idéologique

Il s’agit de « répondre de manière plus efficace à l’ensemble des préoccupations de nos concitoyens, par tous les moyens (contact, intervention, police judiciaire, etc.) », a souligné Gérard Collomb. Mi-août, le ministre avait annoncé au Figaro que cette mise en place commencerait « dès la fin de l’année », sans précision sur les effectifs prévus ni le budget alloué.

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Symbole de la politique sécuritaire de Lionel Jospin, la police de proximité avait été enterrée sous Nicolas Sarkozy. La création d’une « police de sécurité quotidienne » était une promesse du candidat Macron. La « pol prox », marqueur idéologique entre la gauche et la droite, qui lui préfère une police d’intervention, est notamment défendue comme un facteur d’apaisement entre jeunes et police dans les quartiers difficiles.

« Faire de notre police d’Etat un outil efficace, moderne »

Le préfet Eric Morvan, ex-directeur adjoint de cabinet de Bernard Cazeneuve au ministère de l’Intérieur, a été nommé début août à la tête de la police nationale à la place de Jean-Marc Falcone.

Selon Gérard Collomb, outre la « police de sécurité du quotidien » et la mise en œuvre de « réformes de structures indispensables » dans la police, le chantier majeur pour le nouveau DGPN sera, dans un contexte de menace djihadiste très élevée, la lutte contre le terrorisme, « notamment par la recherche d’une coopération sans cesse accrue entre services de renseignement ou l’adaptation à des processus de radicalisation de plus en plus rapides ».

Eric Morvan a fait part de son ambition de « faire de notre police d’Etat un outil efficace, moderne », et dit souhaiter travailler « dans la concertation, la transparence et la confiance », selon le communiqué.