Attentats en Catalogne : L'imam Es Satty faisait des «prêches pas adéquats» en Belgique

TERRORISME Abdelbaki Es Satty est mort dans l’explosion accidentelle de la planque de la cellule des attentats de Catalogne…

M.A. avec AFP
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L'imam de Ripoll, impliqué dans les attentats de Catalogne, avait fait l'objet d'un arrêté d'expulsion finalement annulé par la justice espagnole.
L'imam de Ripoll, impliqué dans les attentats de Catalogne, avait fait l'objet d'un arrêté d'expulsion finalement annulé par la justice espagnole. — Francisco Seco/AP/SIPA
  • Les enquêteurs soupçonnent l’imam de Ripoll, Abdelbaki Es Satty, d’avoir joué un rôle majeur dans le recrutement et l’organisation des attentats.
  • Les enquêteurs ont affirmé qu’il est mort dans l’explosion de la maison d’Alcanar au moment de confectionner les bombes.
  • La Belgique a refusé, début 2016, d’employer l’imam indiquant que ses prêches n’étaient «pas adéquats».

La petite mosquée de Diegem, près de Bruxelles en Belgique, a refusé début 2016 d’employer l’imam Abdelbaki Es Satty, soupçonné d’avoir endoctriné les auteurs des attentats en Espagne, parce qu’il faisait des « prêches pas adéquats », a indiqué ce mercredi le maire de la commune.

L’édile, Jean-Pierre De Groef, et le président de la mosquée, Soliman Akaychouch, ont fait une déclaration à l’issue de l’audition de ce dernier par la police fédérale belge, chargée des affaires de terrorisme. Abdelbaki Es Satty a séjourné de janvier à mars 2016 à Machelen-Diegem, dans la grande banlieue de Bruxelles, selon les autorités, et il a tenté d’obtenir un emploi d’imam à la mosquée de Diegem.

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Soliman Akaychouch « est allé écouter des "prêches test" (d’Abdelbaki Es Satty) et il a alors estimé que ce n’était pas des prêches adéquats pour une communauté telle que celle de Diegem », a expliqué Jean-Pierre De Groef à la télévision publique flamande VRT. « Comme le dit le président (de la mosquée), il ne suivait pas le Prophète, il y allait avec plus de violence » et était « plus extrême », a ajouté l’élu.

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L’imam avait un permis de résidence et un permis de conduire espagnols

« Abdelbaki Es Satty est venu chez nous pour demander un emploi comme imam. Nous avons alors bien sûr demandé ses documents pour les contrôler. Quand on a demandé ses documents, il s’est comporté de manière très suspecte », a précisé le président de la mosquée. N’ayant pu obtenir de sa part le certificat de bonnes moeurs, l’équivalent en Belgique de l’extrait de casier judiciaire, la mosquée a refusé de l’engager. « En tant que responsables de la mosquée, nous lui avons alors clairement indiqué qu’il n’avait pas de place ici et devait partir », a assuré Soliman Akaychouch.

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« La communauté musulmane de Machelen est une petite communauté qui coopère avec toutes les autorités compétentes pour favoriser le vivre-ensemble », a-t-il insisté. Les autorités belges ont expliqué qu’elles n’avaient eu vent d'« aucune pratique de recrutement ou de prêche incitant à la haine » de la part d’Es Satty en Belgique, a-t-il précisé à la chaîne flamande privée VTM. A l’époque, « cet homme avait un permis de résidence et un permis de conduire espagnols mais il n’y avait alors aucun signalement » pour terrorisme, selon le ministre. Abdelbaki Es Satty est mort dans l’explosion accidentelle de la planque où la cellule soupçonnée d’avoir préparé et commis les attentats de Catalogne préparait des explosifs à Alcanar, au sud de Barcelone.