«Un tiers» des personnes signalées radicalisées «présentent des troubles psychologiques»

SECURITE Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'est exprimé ce mardi matin sur BFMTV...

20 Minutes avec AFP

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Gerard Collomb, le ministre de l'Intérieur, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 5 juillet 2017.
Gerard Collomb, le ministre de l'Intérieur, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 5 juillet 2017. — AFP

« A peu près un tiers » des personnes signalées pour radicalisation « présentent des troubles psychologiques », selon le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui souhaite mobiliser le monde médical sur le sujet.

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Dans le « FSPRT (fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation, ndlr) nous considérons qu’à peu près un tiers (des personnes) présentent des troubles psychologiques », a déclaré le ministre sur RMC/BFMTV.

Près de 17.400 personnes recensées pour radicalisation

Environ 17.400 personnes sont recensées dans le FSPRT, créé en 2015, selon un rapport sénatorial publié au printemps.

Au lendemain du drame en Seine-et-Marne où un homme avait foncé dans une pizzeria avec sa voiture, tuant une adolescente et faisant 12 blessés le 14 août, Gérard Collomb avait déclaré vouloir mobiliser les hôpitaux psychiatriques et les psychiatres « pour identifier les profils qui peuvent passer à l’acte ».

« Il est clair que le secret médical c’est quelque chose de sacré mais en même temps, il faut trouver le moyen qu’un certain nombre d’individus, qui effectivement souffrent de troubles graves, ne puissent pas commettre des attentats », a insisté de nouveau ce mardi matin le ministre de l’Intérieur. Il a notamment cité le cas de l’homme suspecté d'avoir tué une personne et blessé une autre à Marseille lundi en fonçant sur deux abribus à bord d’une camionnette.

De l'imitation de terrorisme ?

« Il sortait de clinique psychiatrique. Il avait des antécédents de prison et il assassine une personne. Il faut réfléchir sur ce genre de prisme », a dit le ministre.

« Ce n’est pas du terrorisme (…) mais on a de l’imitation », a-t-il insisté. « Un certain nombre d’esprits faibles peuvent se laisser entrainer à des actes de mimétisme ».

« C’est ça qui est grave, c’est qu’un certain nombre d’esprits faibles qui voient ce qui s’est passé à Barcelone, qui voient ce qui s’est passé contre le dispositif Sentinelle, se disent "on va passer à l’acte comme ça" », a-t-il ajouté.

« C’est ce contre quoi il faut se prémunir, ce contre quoi nous voulons travailler avec ma collègue la ministre de la Santé mais également avec l’ordre des médecins, les psychiatres (…) Nous ne voulons pas faire cela dans notre coin », mais « trouver le juste équilibre », a-t-il dit.