Après une nuit de galère pour 3.000 voyageurs, le trafic SNCF a repris dans le Sud-Est

TRAINS Le trafic ferroviaire avait été interrompu samedi soir en raison d'un feu de forêt dans les alentours d'Aubagne...

20 Minutes avec AFP

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Le 20 août 2017, des voyageurs attendent de prendre leur train à la gare de Marseille Saint-Charles, alors que le trafic SNCF a été interrompu la veille.
Le 20 août 2017, des voyageurs attendent de prendre leur train à la gare de Marseille Saint-Charles, alors que le trafic SNCF a été interrompu la veille. — BERTRAND LANGLOIS / AFP

La situation devrait peu à peu revenir à la normale. Ce dimanche midi, le trafic ferroviaire a été rétabli dans le Sud-Est de la France après avoir été interrompu samedi soir à cause d’un virulent feu de forêt près d’Aubagne (Bouches-du-Rhône). En conséquence, plus de 3.000 voyageurs de la SNCF se sont retrouvés bloqués dans les gares de Marseille, Nice ou Toulon.

« J’ai reçu un SMS à 5h du matin pour me dire que mon TGV était annulé. J’ai décidé d’aller à la gare de Toulon. C’était un grand bazar (…) beaucoup de monde partout. Un pauvre homme de la SNCF entouré par des dizaines de passagers sans informations », raconte Yohann Delamarre, un Caennais de 26 ans en vacances à La Londe-les-Maures (Var).

« Le trafic a complètement repris », a assuré un porte-parole de la SNCF Paca vers 13h30. En fin de matinée, environ 1.300 personnes étaient encore bloquées en gare de Marseille, 1.700 à Toulon, et 370 à Nice à bord d’un TGV.

« Je ne veux pas partir en autocar, je veux un train ! »

Dans le hall bondé de la gare de Nice, l’ambiance était tendue en cette journée de grands retours, l’une des plus chargées de l’année.

« Cela fait douze heures que je suis là, je ne veux pas partir en autocar, je veux un train pour Paris ! », criait une femme aux personnels de la SNCF.

Diane Emdin, 44 ans, évoque quant à elle sa « nuit courte » passée avec 360 autres passagers dans un Nice-Marseille qui a dû rebrousser chemin à Cannes. « Retour à Nice vers 1h30 du mat'. Nous avions le choix entre le taxi, dormir dans le train couchettes ou dans un gymnase de la ville », raconte-t-elle, soulignant « la gentillesse du personnel de la SNCF et de la protection civile ».

La « solidarité » de la ministre des Transports

« Nous avons d’abord tenté l’hôtel mais vu le nombre de personnes et la période c’était impossible. Nous avons mis à disposition des rames de repos pour dormir, des repas, des boissons, avec le renfort de la Croix rouge et de la Protection civile. Le confort était sommaire mais ils n’ont pas dormi dehors. Les personnes handicapées, enceintes ou âgées ont été acheminées en taxi au cas par cas », a expliqué un porte-parole de la SNCF Paca.

La ministre des Transports Elisabeth Borne, elle, a exprimé via Twitter sa « solidarité avec les voyageurs impactés » avant de remercier « pompiers et agents SNCF mobilisés sur le terrain ».