Paris: Le camp de migrants de La Chapelle à nouveau évacué

IMMIGRATION Plus de 2.000 migrants ont été évacués du campement de fortune de La Chapelle à Paris ce vendredi...

L.C. avec AFP

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Des tentes sont installées sous le nœud de béton du périphérique porte de La Chapelle.
Des tentes sont installées sous le nœud de béton du périphérique porte de La Chapelle. — Émilie Petit

Nouvelle évacuation d’un camp de migrants dans le quartier de La Chapelle à Paris. Plus de 2.000 personnes installées dans des campements de fortune ont été évacuées par la police ce vendredi à l’aube et sous la pluie. 

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Afghans, Soudanais, Érythréens et Somaliens

Environ 350 policiers étaient mobilisés et une trentaine de bus affrétés pour cette évacuation, la 35e opération du genre en deux ans dans la capitale. A la veille de l’opération, ils étaient « plus de 1.000 », selon le directeur général de l’association France Terre d'Asile, Pierre Henry, dans ces campements insalubres disséminés sous l’autoroute ou le long des boulevards extérieurs aux alentours du centre humanitaire qui a ouvert en novembre porte de la Chapelle (18e arrondissement).

Originaires essentiellement d’Afghanistan, du Soudan, de Somalie et d’Erythrée, ces migrants sont revenus s’installer près du centre après la dernière opération d’évacuation – une des plus importantes menées depuis deux ans — qui avait concerné 2.800 personnes le 7 juillet.

Acheminés vers des gymnases en région parisienne

« On nous a pas dit où on allait », lâche Ali, un Soudanais de 24 ans, dans la file d’attente du dispositif de filtrage mis en place par les autorités. Ils seront acheminés vers un des 18 gymnases de région parisienne mobilisés. « Plus de 2.000 places d’hébergement ont été prévues », a déclaré à l’AFP Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration (Ofii).

Selon Le Parisien, une partie d’entre eux doit être transférée dans un campement installé "en grand secret" dans le XVe arrondissement parisien, rue Lacretelle, près de la Porte de Versailles. L’Etat, la Préfecture de région, la Préfecture de police et la Ville y ont aménagé un lieu, confié à l’association Aurore, au grand dam du maire de l’arrondissement et de certains riverains.

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