Collomb annonce la police de proximité pour «la fin de l'année»

POLICE Symbole de la politique sécuritaire de Lionel Jospin, elle avait été enterrée sous Nicolas Sarkozy...

20 Minutes avec AFP

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Gérard Collomb à l'Elysée, le 14 juin 2017.
Gérard Collomb à l'Elysée, le 14 juin 2017. — Patrick KOVARIK / AFP

C’était une promesse du candidat Macron. La « police de la sécurité du quotidien » commencera à être mise en place « dès la fin de l’année », a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb dans une interview à paraître mercredi dans Le Figaro, sans précisions quant aux effectifs qui lui seront dévolus et au budget alloué.

Symbole de la politique sécuritaire de Lionel Jospin, la police de proximité avait été enterrée sous Nicolas Sarkozy. La création d’une « police de sécurité quotidienne » était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, qui voulait ainsi « construire avec les élus de terrain, avec la population et l’ensemble des acteurs les solutions de sécurité ».

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La « pol prox », marqueur idéologique entre la gauche et la droite, qui lui préfère une police d’intervention, est notamment défendue comme un facteur d’apaisement entre jeunes et police dans les quartiers difficiles.

« Réorganisation » de la prise en charge de la demande d’asile

Concernant les questions migratoires, Gérard Collomb s’est prononcé pour une « réorganisation » de la prise en charge de la demande d’asile en Ile-de-France, qui présente selon lui « des faiblesses certaines », alors que de nombreux migrants campent à nouveau devant le centre d’accueil de la Chapelle, dans le nord de Paris.

« Le système ne fonctionne pas. Dans la capitale, 75 % de celles et ceux qui sont porte de la Chapelle sont des "dublinés", c’est-à-dire des personnes ayant demandé l’asile dans un autre pays que la France et dont la demande a été refusée », a-t-il expliqué.

D’après le ministre, 60 et 55 personnes sont respectivement hébergées dans les centres d’accueil de Troisvaux (Pas-de-Calais) et Bailleul (Nord), ouverts récemment et qui doivent à terme disposer à eux deux de 300 places. Ces centres ont été créés en réponse au nouvel afflux de migrants à Calais (Pas-de-Calais), neuf mois après le démantèlement de la « jungle », immense bidonville où s’entassaient des milliers de migrants.

Environ 450 migrants sont présents actuellement à Calais et dans ses environs selon les autorités, 700 selon les associations. Emmanuel Macron a promis en juillet qu’il n’y aurait « d’ici la fin de l’année (…) plus personne » à la rue.