Airbnb: Les amendes infligées aux propriétaires ont explosé à Paris

LOGEMENT En tout, les fraudeurs ont été condamnés à verser 615.000 euros d’amende contre 45.000 en 2016...

H. B.

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Le site de location d'hébergements entre particuliers Airbnb.
Le site de location d'hébergements entre particuliers Airbnb. — Denis Closon/ISOPIX/SIPA

La chasse aux fraudeurs Airbnb est lancée à Paris. Pour les six premiers mois de l’année 2017, 31 propriétaires ont été épinglés par les agents de la Direction du logement et de l’habitat (DLH), selon les informations du Parisien et  France Inter. Ils n’avaient pas déclaré leur location à la ville de Paris et avaient dépassé les 120 jours de location autorisés par la loi.

En tout, les fraudeurs parisiens ont été condamnés à verser 615.000 euros d’amende contre 45.000 en 2016. En seulement un an, le montant moyen des sanctions infligées par les tribunaux a par ailleurs été multiplié par deux.

Des sanctions plus sévères

« Une des raisons du boum des condamnations, c’est que le juge est plus sévère. Il considère désormais que les gens sont informés de la loi. Avant, il y avait le bénéfice du doute. C’est terminé », explique la Direction du logement et de l’habitat au Parisien.

Les sanctions ne sont pas encore définies, mais l’amende maximum forfaitaire est passée de 25.000 euros à 50.000 euros par logement.

25 contrôleurs traquent les fraudeurs à Paris

« Vingt-cinq agents de la ville de Paris travaillent exclusivement sur cette tâche », a par ailleurs expliqué  Ian Brossat, l’adjoint au logement de la mairie de Paris, cité par France Inter. «  On ne peut pas accepter d’avoir des centres-villes complètement désertés parce que des logements ont été transformés en machine à cash pour des touristes », explique l’élu de gauche.

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En octobre, les propriétaires loueurs de meublés touristiques seront obligés de se déclarer sur le site de la ville et d’obtenir un numéro qui devra figurer sur leur annonce, précise Le Parisien. « L’objectif, c’est de dire à ceux qui ne respectent pas les règles et qui nous font perdre des logements dans une ville qui en manque déjà, qu’ils seront rattrapés par la patrouille », explique Ian Brossat.