Affaire Kerviel: Non-lieux dans deux enquêtes où l'ex-trader accusait la Société Générale de manipulations

JUSTICE L’ancien trader accusait la banque d'« escroquerie au jugement » et de « faux et usage de faux »…

20 Minutes avec AFP

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Jérôme Kerviel le 15 octobre 2015 devant le tribunal administratif de Paris.
Jérôme Kerviel le 15 octobre 2015 devant le tribunal administratif de Paris. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Nouveau revers pour Jérôme Kerviel. Les juges d’instruction ont prononcé deux non-lieux dans les enquêtes ouvertes après les plaintes de l’ex-trader contre la Société générale qu’il accusait d’avoir manipulé la justice, ont indiqué ce vendredi des sources judiciaires et proches du dossier.

Les juges d’instruction ont rendu un premier non-lieu, le 6 juillet, dans l’enquête ouverte pour « subornation de témoin », et un second, le 25 juillet, dans la procédure pour «escroquerie au jugement » et « faux et usage de faux », a précisé la source judiciaire.

Deux plaintes en 2012 et 2014

En 2012, Jérôme Kerviel avait déposé plainte, affirmant que la banque avait manipulé des entretiens qu’elle a eus avec lui en 2008 et omis de transmettre des informations à la justice.

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En 2014, il avait déposé une autre plainte, accusant la Société générale d’avoir versé plus d’un million d’euros à son ancien supérieur hiérarchique afin qu’il témoigne en faveur du groupe bancaire lors des procès.

Après des années de feuilleton judiciaire, l’affaire a connu son épilogue en septembre dernier. La cour d’appel de Versailles a condamné Jérôme Kerviel à verser un million d’euros de dommages et intérêts à son ancien employeur, bien loin des 4,9 milliards d’euros de sa première condamnation en 2010. En avril, ses comptes bancaires ont été saisis par un huissier à la demande de la Société générale.