VIDEO. Un vol Air France reliant Tokyo à Paris frôlé par un missile nord-coréen

AVIATION Le Boeing 777 de la compagnie française ne se trouvait qu’à une dizaine de minutes de vol du lieu où le missile est tombé…

T.C.

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Des avions Air France - Illustration
Des avions Air France - Illustration — ERIC FEFERBERG / AFP
  • La Corée du Nord a une nouvelle fois tiré vendredi un missile balistique qui est tombé en mer du Japon.
  • Un avion d’Air France ne se trouvait qu’à une centaine de kilomètres.

Le drame a été évité de justesse. Un vol Air France reliant Tokyo à Paris a survolé l’endroit où s’est écrasé le missile tiré vendredi par la Corée du Nord une dizaine de minutes plus tard, a affirmé à la chaîne ABC News un responsable américain.

Air France analyse « constamment les zones de survol potentiellement dangereuses »

Lorsque le missile est tombé dans les eaux de la mer du Japon, le vol AF 293, transportant 323 personnes, ne se trouvait qu’à une centaine de kilomètres.

La compagnie aérienne a déclaré à la chaîne américaine que les zones où la Corée du Nord teste ses missiles « n’interfèrent en aucune façon avec les voies aériennes d’Air France » et que le vol s’était déroulé « sans aucun incident ». Elle a assuré analyser « constamment les zones de survol potentiellement dangereuses » et adapter « ses plans de vol en conséquence ».

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Le risque qu’un avion soit touché par un missile existe-t-il ? « Ce n’est probablement pas quelque chose que vous pourriez détecter, comme vous pourriez détecter un autre avion », a expliqué à la chaîne CNN un pilote d’avion basé à Hong Kong, estimant que la Corée du Nord constitue pour les avions « une grande menace ».

Un missile intercontinental susceptible d’atteindre le nord-ouest des Etats-Unis

Le missile, second ICBM (intercontinental ballistic missile) lancé vendredi par Pyongyang, « a été tiré depuis Mupyong-ni et a volé sur environ 1.000 kilomètres avant de tomber dans les eaux de la mer du Japon », a déclaré le capitaine de vaisseau Jeff Davis, porte-parole du Pentagone. Ce lancement survient un mois à peine après le premier test réussi par Pyongyang d’un ICBM susceptible d’atteindre le nord-ouest des Etats-Unis, en particulier l’Alaska.

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Comme le relève David Soucie, un analyste en sécurité aérienne de CNN, la décision de modifier les plans de vol pour éviter les risques liés aux missiles Nord-Coréens revient aux compagnies aériennes. Mais cette décision serait particulièrement coûteuse, notamment en matière de carburant.