Des agents de la police judiciaire et du renseignement territorial privés d'Internet

POLICE Des policiers des services spécialisés n’avaient plus accès à Internet depuis plus de deux mois…

20 Minutes avec agences

— 

Un agent de la Police judiciaire française travaillant sur la plateforme Pharos de lutte contre la cybercriminalité, le 19 janvier 2015 à Nanterre, près de Paris
Un agent de la Police judiciaire française travaillant sur la plateforme Pharos de lutte contre la cybercriminalité, le 19 janvier 2015 à Nanterre, près de Paris — Patrick Kovarik AFP
  • Des services de police judiciaire et du renseignement territorial n’avaient plus Internet depuis plus de deux mois.
  • Plusieurs ordinateurs du ministère de l’Intérieur avaient été touchés par le virus WannaCry.

Cela paraît complètement dingue à une époque où tout passe par Internet. Les services de police judiciaire et ceux du renseignement territorial ont été privés d’accès au Web depuis le mois de mai dernier, indique Le Canard enchaîné dans son édition du jour.

>> A lire aussi : Ce que l’on sait sur la vague de cyberattaques de portée mondiale

La raison ? Plusieurs ordinateurs du ministère de l’Intérieur ont été infectés par le virus WannaCry qui avait touché plus de 200.000 ordinateurs dans près de 150 pays. Les autorités ont donc décidé de restreindre l’accès à Internet le temps de sécuriser les PC.

Le journal satirique signale que le haut fonctionnaire du ministère de la Défense, en charge du dossier, vient seulement de redonner aux services spécialisés leur habilitation « Orion 3 », leur permettant de naviguer librement sur la toile.

>> A lire aussi : VIDEO. Un syndicat de police veut recruter une star pour parler à Emmanuel Macron

Enfin… Pas tout à fait. Les policiers peuvent seulement accéder à 20 % du Web. Pour le reste, ils doivent obtenir une autorisation préalable, délivrée dans les 24 heures. Pas franchement l’idéel pour des services chargés de traquer les djihadistes ou criminels aguerris.

Ainsi, le syndicat Vigi ministère de l’Intérieur expliquait il y a quelques jours dans un communiqué que les policiers ne peuvent pas avoir accès, dans le cadre de leurs enquêtes, aux sites concernant Daesh, le bloc identitaire ou les blacks blocs. En revanche, aucun problème pour accéder à un site de vente en ligne !