Saône-et-Loire: Le maire d'Autun demande l’arrêt d'une campagne publicitaire de McDonald's

COMMUNICATION Vincent Chauvet a écrit lundi au président de McDonalds France pour lui demander l'arrêt d'une campagne publicitaire dans sa ville jugée agressive...

20 Minutes avec agences
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Le maire d'Autun a demandé au président de McDonald's France de retirer la campagne publicitaire déployée dans la ville
Le maire d'Autun a demandé au président de McDonald's France de retirer la campagne publicitaire déployée dans la ville — JEFF PACHOUD / AFP
  • Le maire d’Autun a écrit lundi au président de McDonald’s.
  • Il demande l’arrêt d’une campagne publicitaire dans sa ville jugée trop agressive.

Une « campagne marketing agressive ». C’est ce que dénonce le nouveau maire LREM d' Autun ( Saône-et-Loire), Vincent Chauvet, qui a écrit lundi au président de McDonald’s France, Nawfal Trabelsi, pour lui demander que l’entreprise retire les publicités déployées dans les rues de la cité bourguignonne.


En cause : des affiches montrant « en gros plan des produits les plus connus de la marque, notamment des hamburgers et des frites en cornet rouge, sans aucune indication de logo, de direction routière et sans la mention obligatoire "Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé" », explique-t-il dans un communiqué.

Candidate à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco

Une campagne qui n’est pas au goût de l’élu âgé de 29 ans qui rappelle qu’Autun, une ville gallo-romaine fondée il y a plus de 2.000 ans par l’empereur Auguste, « bénéficie du label "Ville d’Art et d’Histoire" et est candidate à l’inscription au patrimoine mondial de l’ Unesco au titre de sa cathédrale et du réseau des sites clunisiens ».

Il explique notamment que les quartiers du centre-ville sont classés en « secteur sauvegardé » et que « la publicité extérieure est strictement réglementée ». Les campagnes doivent « un minimum s’intégrer dans l’environnement ».

Des campagnes marketing visuellement moins agressives

L’édile demande par conséquent au président de McDonald’s France qu’il revienne « à des campagnes marketing visuellement moins agressives s’il souhaite continuer à mettre en avant son activité de restauration rapide existante » dans la ville nichée au pied du Morvan.

« La municipalité n’a pas de droit de regard en tant que tel sur l’afficheur mais dans les conventions, la campagne ne doit pas être contraire à l’ordre public ou la morale. L’afficheur est unique décideur mais les contrats d’affichage sont des contrats publics ou des conventions d’occupation du domaine public », explique Vincent Chauvet à RMC.

Et l’élu de souligner : « Si la campagne de McDonald’s n’est pas retirée, je pourrai alors prendre un arrêté demandant le retrait de ces publicités. Les agents de la ville auront alors le droit de retirer les affiches ou de masquer la campagne, le temps qu’elle soit remplacée par un autre affichage plus respectueux. » Il donne une semaine à la multinationale américaine avant de prendre cet arrêté.