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Affaire Fiona: Cécile Bourgeon a tenté de se suicider

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Incarcéré à la maison d’arrêt de Corbas, Cécile Bourgeon a été hospitalisée à Lyon où son état est jugé stable...
Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, et son avocat Gilles Jean Portejoie, le 16 mai 2013 à Clermont-Ferrand
Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, et son avocat Gilles Jean Portejoie, le 16 mai 2013 à Clermont-Ferrand - Thierry Zoccolan AFP
Anne Demoulin

A.D. avec AFP

La mère de la petite Fiona, condamnée à cinq ans de prison après la mort de sa fille de cinq ans en mai 2013, a tenté de se suicider ce samedi, à l’aide de médicaments. Détenue à la maison d’arrêt de Corbas (Rhône), dans l’attente de son procès en appel, Cécile Bourgeon a été hospitalisée à Lyon où son état est jugé stable, rapporte Le Progrès.

« Elle supportait de moins en moins cette détention »

« Cécile Bourgeon a tenté samedi soir de mettre fin à ses jours par voie médicamenteuse, en avalant une centaine de pilules », a déclaré une source préfectorale. Aussitôt secourue, « elle a été transportée vers un hôpital à Lyon. Son pronostic vital n’est pas engagé », a ajouté une porte-parole de l’administration pénitentiaire.

« Cela ne me surprend pas car elle supportait de moins en moins cette détention qui lui paraissait parfaitement injuste compte tenu de la décision du peuple juge », a commenté Me Gilles-Jean Portejoie, un des avocats de Cécile Bourgeon. « Elle supportait de plus en plus mal que la décision d’acquittement de la cour d’assises ne soit pas respectée », a-t-il ajouté à nos confrères du Parisien, Me Gilles-Jean Portejoie, un des avocats de Cécile Bourgeon.

Cécile Bourgeon avait été acquittée

Le 26 novembre 2016, Cécile Bourgeon avait été acquittée par la cour d’assises du Puy-de-Dôme du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Son ancien compagnon Berkane Makhlouf a été condamné à 20 ans de réclusion.

La cour l’avait en revanche condamnée à cinq ans de prison pour quatre délits, notamment « non-assistance à personne en danger » et « dénonciation de crime imaginaire » pour avoir monté de toutes pièces le scénario de la disparition de Fiona dans un parc de Clermont-Ferrand, en mai 2013.

Un procès en appel en octobre

En avril, la Cour de cassation a confirmé le maintien en détention de Cécile Bourgeon, qui demandait à comparaître libre lors de son procès en appel, envisagé pour l’automne, devant la cour d’assises du Puy-en-Velay (Haute-Loire).

« Quarante-six mois de détention (pour des délits) de nature correctionnelle, c’est du jamais vu ! », a ajouté Me Portejoie qui va formuler une quatrième demande de remise en liberté de sa cliente le 8 août.

Du 9 au 20 octobre devant la cour d’assises de la Haute-Loire au Puy-en-Velay, le couple comparaîtra, comme en première instance, pour des faits de violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Après avoir tenté de faire croire à la disparition de la fillette dans un parc de Clermont-Ferrand, le couple avait déclaré avoir enterré la dépouille de Fiona dans les alentours du lac d’Aydat. Le cadavre de Fiona n’a, malgré des recherches intensives, jamais été retrouvé.

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