Attentat de la rue Copernic: Les investigations enfin terminées, 37 ans après

JUSTICE La clôture de l’enquête ouvre un délai de 40 jours durant lequel les parties peuvent faire de nouvelles demandes d’actes…

20 Minutes avec AFP
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Hassan Diab, principal suspect de l'attentat de la rue Copernic, le 24 mai 2016 à Paris.
Hassan Diab, principal suspect de l'attentat de la rue Copernic, le 24 mai 2016 à Paris. — BERTRAND GUAY / AFP

C’est l’une des enquêtes les plus anciennes encore en cours à Paris. Les juges ont enfin terminé leurs investigations dans l’enquête sur l’attentat à la bombe qui avait fait quatre morts et une quarantaine de blessés le 3 octobre 1980 devant la synagogue parisienne de la rue Copernic, a-t-on appris ce vendredi de sources proches de l’enquête.

« La fin des investigations a été notifiée aux parties ce vendredi », a précisé une des sources.

Hassan Diab clame son innocence

L’enquête des juges d’instruction a attribué l’attentat, non revendiqué, au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), un groupe né d’une scission du FPLP, et les renseignements français avaient identifié Hassan Diab comme celui qui avait confectionné l’engin explosif, caché sur une moto. Extradé en novembre 2014 du Canada, où il était devenu professeur universitaire en sociologie, Hassan Diab, né au Liban, avait été mis en examen et placé en détention provisoire.

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Depuis, il clame son innocence et est au cœur d’une bataille judiciaire entre le parquet de Paris et les juges. Ces derniers ont ordonné à quatre reprises sa remise en liberté, avec assignation à résidence et port d’un bracelet électronique, estimant qu’il existait « des éléments concordants » tendant à établir qu’il ne pouvait se trouver à Paris au moment de l’attentat. A chaque fois, le parquet de Paris a fait immédiatement appel et la cour d’appel a décidé de prolonger la détention d’Hassan Diab.

La clôture de l’enquête ouvre un délai de 40 jours durant lequel les parties peuvent faire de nouvelles demandes d’actes, avant les réquisitions du parquet et la décision finale des juges d’instruction sur un éventuel procès.