GM&S: Décision sur l'offre de reprise ce lundi, la mobilisation des salariés continue

JUSTICE La justice se prononce lundi, peut-être pas pour la dernière fois, sur le sort de l'équipementier automobile creusois GM&S Industry en liquidation judiciaire...

20 Minutes avec AFP

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Illustration de personnes mobilisées et de journalistes devant le tribunal à Poitiers qui se prononce sur le sort de l'équipementier GM&S, le 30 juin 2017
Illustration de personnes mobilisées et de journalistes devant le tribunal à Poitiers qui se prononce sur le sort de l'équipementier GM&S, le 30 juin 2017 — Jean Michel Nossant/SIPA

Liquidation sèche ou sursis pour étudier la reprise ? La justice se prononce ce lundi à 18h sur une offre de reprise de l’équipementier automobile creusois GM&S Industry en liquidation judiciaire: 277 emplois en jeu.

Le Tribunal de Commerce de Poitiers se prononce à 18H00 mais, jusqu’au dernier moment ou presque -14H00 -, les parties pourront transmettre à la juridiction des « notes en délibéré », documents ou éléments en vue de la décision.

Offre de reprise par GMD

Une seule offre de reprise est sur la table. Elle prévoit le maintien de 120 des 277 emplois du site de La Souterraine qui faisaient jusqu’à présent de GM&S le deuxième employeur privé de Creuse, sans oublier plusieurs centaines d’emplois indirects, estiment les élus locaux.

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L’offre émane du « numéro un » français de l’emboutissage, le groupe GMD, dont l’usine est basée à Saint-Etienne (Loire). Son PDG, Alain Martineau, a rappelé la semaine dernière qu’elle ne serait pas finalisée sans une prolongation de la période d’observation pour GM&S, qui a été placée en liquidation judiciaire le 30 juin. GMD n’entendrait pas reprendre avant le 1er septembre.

Prolongation à la fin août

Une prolongation jusqu’au 31 août a aussi été plaidé à l’audience par l’avocat des salariés, Me Jean-Louis Borie. L’hypothèse est ouverte au tribunal, d’autant que les salaires sont assurés jusqu’à fin août, l’Etat, via la Banque publique d’investissement (BPI), ayant apporté sa garantie. Selon l’avocat, le procureur à l’audience a lui aussi penché vers une poursuite. Aussi, pour Me Borie, le tribunal pourrait fixer une nouvelle audience pour examiner l’offre.

A la condition toutefois que les « clauses suspensives » mises en avant par GMD soient levées d’ici lundi après-midi. Car le repreneur potentiel affirmait aussi la semaine dernière que l’ensemble des « conditions suspensives » à son offre n’étaient pas levées, qu’elle restait liée à la conclusion d’un nouveau bail plus favorable pour lui avec la SCI (Société civile immobilière) propriétaire des locaux de La Souterraine et à « l’adhésion des salariés » au projet GMD.

Appui des institutions

La Région Nouvelle-Aquitaine, qui s’est impliquée financièrement sur le dossier, a dit travailler ces derniers jours avec l’Etat et les acteurs locaux pour aplanir cet aspect « foncier et immobilier » de la reprise.

Concernant l’investissement sur le site - une autre condition du repreneur -, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, est venu le 19 juillet à La Souterraine assurer le personnel de GM & S de 15 millions d’investissements également répartis entre l’Etat, Renault et PSA, les deux principaux passeurs de commandes à GM & S. Et cinq ans de commandes de PSA et Renault garanties à hauteur de 22 millions par an.