Un policier renversé par une voiture à la sortie d’une discothèque dans les Pyrénées

FAITS DIVERS La voiture lui aurait délibérément foncé dessus...

D.B. avec AFP

— 

Illustration d'une voiture de police.
Illustration d'une voiture de police. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Que s’est-il passé dans la tête de ce conducteur ? Le parquet de Perpignan a ouvert une enquête après qu’un automobiliste a renversé et blessé a priori volontairement dimanche à Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) un policier municipal et un jeune homme, a-t-on appris de sources proches de l’enquête.

Une « sombre histoire de droit commun », une « dispute dans une discothèque », dont le motif n’a pas été dévoilé, est à l’origine des faits survenus vers 5h30, a rapporté une des sources proches de l’enquête. Selon ses premiers éléments, après l’altercation dans l’établissement, l’un des hommes est sorti, est monté à bord de sa voiture avec l’intention de renverser le jeune homme avec lequel il venait d’avoir un différend.

Des coups de feu tirés

L’automobiliste a remonté à grande vitesse, et en sens interdit, l’allée des pins avant de le percuter, le projetant en l’air sous le regard de policiers municipaux qui procédaient au même moment au contrôle d’un autre conducteur ayant également pris la rue en sens interdit, a précisé une autre source proche de l’enquête.

Les policiers municipaux ont tenté de faire barrage à l’automobiliste qui venait de faire demi-tour pour se diriger à nouveau vers sa victime. Le conducteur a alors fait un écart et a percuté l’un d’entre eux, roulant sur une de ses jambes, a ajouté cette source. Des coups de feu ont été tirés par les policiers, a encore rapporté la source.

Le conducteur recherché

Le conducteur a pris la fuite, percutant un peu plus loin un rond-point et a poursuivi son chemin à pied. En fin de matinée, il était toujours activement recherché. La Section de recherche (SR) de la gendarmerie à Montpellier et la brigade de recherche de Céret ont été chargées de l’enquête.

Les deux blessés ont été hospitalisés au centre hospitalier de Perpignan. La gravité de leurs blessures n’a pas été communiquée. Interrogée par l’AFP, la magistrate de permanence du parquet a refusé de s’exprimer.