14-Juillet: Le président d’Air Caraïbes a demandé à Trump d'atterrir au Bourget plutôt qu'à Orly

BOUCHONS Des dizaines de milliers de voyageurs sont attendus à l'aéroport pour ce long week-end...

C. Ape. avec AFP

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Air force one, l'avion du président américain
Air force one, l'avion du président américain — CHRISTOF STACHE / AFP

Alerte aux embouteillages sur les pistes d’Orly ce week-end. A quelques jours d’un week-end prolongé, le président d’Air Caraïbes Marc Rochet a fait savoir qu’il avait envoyé un courrier au président américain Donald Trump pour lui demander de faire atterrir le 13 juillet « Air Force One » à l’aéroport d’aviation d’affaires du Bourget plutôt qu’à celui d’Orly, confronté « depuis les premiers grands départs estivaux à une saturation totale ».

« Au nom de dizaines de milliers de voyageurs et travailleurs qui iront à Orly dans les prochains jours, je demande respectueusement à vos services de reconsidérer la décision de faire atterrir Air Force One à Orly », a-t-il dit dans les colonnes des Echos. Une manière polie de dire merci, mais non merci. bien que Marc Rochet ait fait part au président américain « de l’immense honneur que nous aurons à vous accueillir ».

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Direction le Bourget ?

Des responsables du secteur aérien et aéroportuaire ont par ailleurs alerté mardi Matignon sur la « situation chaotique » dans les aéroports français où, en pleine saison touristique, le durcissement des contrôles provoque de longues files d’attentes et l’exaspération des passagers.

La mise en oeuvre de l’état d’urgence en France en novembre 2015 à la suite des attentats et la réintroduction de contrôles systématiques sur tous les vols en provenance ou à destination des pays de l’espace Schengen ont considérablement ralenti les opérations de la police aux frontières (PAF) dans les aéroports. La situation a encore été aggravée à la suite du renforcement par l’Union européenne depuis avril des contrôles aux frontières extérieures de Schengen.

Ces deux mesures provoquent une « multiplication des files d’attente, l’allongement des temps d’attente, des retards des vols, et l’incompréhension et la colère des passagers », a expliqué à l’AFP Nicolas Paulissen, délégué général de l’Union des aéroports français (UAF).

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A Orly, entre janvier et avril, environ 70 jours ont connu un temps d’attente supérieur ou égal à une heure et dix jours à une heure trente, selon l’Union des aéroports français (UAF) et la Fédération nationale de l’aviation marchande (FNAM). En 2016, les compagnies ont enregistré sur le seul terminal Sud « une dégradation de 500 % » des retards par rapport à 2015, selon des chiffres des deux organisations qui précisent que la situation s’est encore aggravée depuis le début de l’année.

Le président d’Air Caraïbes invite donc Donald Trump à atterrir au Bourget (Seine-Saint-Denis) : « Non seulement cet aéroport n’est pas ouvert au public -et par conséquent- à l’écart des gigantesques flux de passagers -mais il vous assurera également une meilleure sécurité dans un environnement plus simple à contrôler ».