Rouen: Deux éducateurs spécialisés soupçonnés d'avoir violenté quatre enfants

FAITS DIVERS L’un des enfants se serait retrouvé la tête dans un four chaud, un autre aurait subi un gavage alimentaire avec de la chantilly...

20 Minutes avec agence

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Quatre enfants auraient été victimes des agissements desdeux éducateurs (illustration).
Quatre enfants auraient été victimes des agissements desdeux éducateurs (illustration). — Catherine Delahaye/SIPA

Que s’est-il passé à la maison Tilous, à Barentin ? Deux éducateurs spécialisés de cet ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique) ont été mis à pied pour des soupçons de violences sur quatre pensionnaires âgés de 12 et 13 ans, rapporte France Bleu Normandie.

Ce centre situé près de Rouen (Seine-Maritime), accueille des enfants présentant des troubles du comportement et de la conduite. Une procédure disciplinaire a été engagée à l’encontre des deux éducateurs âgés de 34 et 35 ans et une enquête a été ouverte.

Ils auraient maltraité les adolescents psychologiquement et physiquement pendant plusieurs mois.

« La tête dans un four chaud »

Le site Paris Normandie a recueilli le témoignage d’une source proche des investigations : « L’un des enfants se serait retrouvé la tête dans un four chaud, un autre aurait subi un gavage alimentaire avec de la chantilly allant jusqu’au vomissement et d’autres enfants auraient été victimes de sévices avec des chaises », a expliqué ce responsable.

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Des faits qui ne seraient pas nouveaux : l’Agence régionale de santé (ARS) de Normandie a déclaré à Normandie Actu « que cet établissement a toujours fait l’objet d’un suivi par ses services, en raison de signalements fréquents ».

Qui dit la vérité ?

Toutefois, le directeur-adjoint de l’établissement, Florent Barthélémy, a démenti certains faits relayés dans les médias locaux.

« Des enfants ont reçu de la nourriture dans les cheveux, un éducateur a fait un shampoing à la chantilly à l’un d’entre eux, il est question d’un enfant attaché sur une chaise et arrosé durant 4-5 minutes… Mais jamais, la tête d’un enfant n’a été placée dans un four, même s’il y a bien eu une menace, sous forme de brimade inacceptable », a-t-il expliqué.

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Une alerte lancée le 26 juin

La direction des PEP 76 (Pupilles de l’enseignement public), qui gère cet institut thérapeutique, a signalé les faits auprès de l’ARS et du procureur de la République après avoir été alertée le 26 juin dernier, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Le directeur général de l’association, Jean-Marc Rimbert condamne fermement ces agissements et a entendu les enfants concernés, les parents ainsi que les deux éducateurs le 7 juillet.

L’un des éducateurs reconnaît en partie les faits

Selon Normandie Actu, l’un d’entre eux aurait partiellement reconnu les faits de violences.

L’un des deux suspects aurait intégré la maison Tilous il y a une dizaine d’années. Le second éducateur spécialisé y travaillerait depuis un an, mais exercerait depuis sept ans au sein d’établissements gérés par les PEP 76.

Une cellule de soutien psychologique a été mise en place. Du côté des parents, trois plaintes ont été déposées.