Colonies de vacances: «Ce sont les plus beaux souvenirs de ma jeunesse»

VACANCES Alors qu’enfants et adolescents ont pris cars et trains direction leur camp de vacances, les internautes de la page Facebook de «20 Minutes» racontent leurs années colo…

Charlotte Murat

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Illustration d'une colonie de vacances à la mer.
Illustration d'une colonie de vacances à la mer. — DURAND FLORENCE/SIPA
  • Enfants et ados ont dit au revoir à leurs parents, direction leur colonie de vacances
  • Les parents racontent leurs plus beaux souvenirs
  • Entre deux activités de plein air, des découvertes et les premiers émois adolescents

Si on ne la fait pas, ça va vous manquer, alors, tous en chœur : « Les jolies colonies de vacances, merci Papa, merci Maman » (Pardon à ceux qui garderont cette chanson de Pierre Perret dans la tête toute la journée, mais on ne pouvait pas ne pas la faire). La saison est lancée, les premiers cars et les premiers trains sont partis. Les enfants et les ados ont dit au revoir à leurs parents, direction leur colonie de vacances. Quinze jours de vie en collectivité,  les monos ou chefs comme seule autorité et des souvenirs impérissables. C’est en voyant des parents donner des conseils de fin connaisseur à leurs enfants sur le quai d’une gare parisienne que nous avons eu l’idée de demander aux internautes de la page Facebook de 20 Minutes de raconter leurs meilleurs souvenirs de colo.

Skaï orange et cabine téléphonique

On s’attendait à recevoir des anecdotes un peu marrantes, mais c’est surtout la nostalgie qui ressort des commentaires. « Toutes ces années au Domaine du Flon, dans l’Ain, sont les plus beaux souvenirs de ma jeunesse », affirme Ange. « La colo et les scouts c’était le pied, enchérit Jean-Pierre. Quinze jours à trois semaines d’indépendance sans les parents. La liberté, quoi ! »

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Marie, dix ans de colos SNCF à son actif, se souvient surtout du voyage en train pour rallier Enveitg, dans les Pyrénées-Orientales, depuis Strasbourg. « Cela durait plus de quinze heures. On voyageait de nuit, dans des trains de type Corail, avec des compartiments et des banquettes en skaï orange qui se transformaient en couchettes. Et puis, bien sûr, une fois au camp, il y avait la file d’attente devant LA cabine téléphonique du village pour appeler ses parents avec une carte téléphonique à puce. »

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Sculptures et sac à dos

Une fois arrivé sur place, il y a ceux pour qui ça se passe très bien, et les autres. Comme Val. « Je suis allée en colo une seule et unique fois. C’était en 1983, en Savoie. Je suis revenue avec une entorse, un impétigo, trois kilos en moins parce qu’évidemment je n’avais rien mangé et bien sûr des poux plein la tête. Ah, et j’oubliais un menton ouvert. J’étais somnambule et une nuit j’ai fait la connaissance d’une armoire métallique. » Nous avons sélectionné ce commentaire, car le côté un peu Pierre Richard nous a fait rire, mais il n’est absolument pas représentatif des autres. Non.

Ce que les internautes retiennent, ce sont « les activités dans les immenses greniers les jours de pluie, les sculptures dans les écorces d’arbres, la préparation de la fête de fin de mois, le chocolat du matin, le goûter pain et barre de chocolat à 4 h, les chansons que j’ai chanté à mes filles, les grandes sorties avec sac à dos, œufs dur et boîte de sardine pour le déjeuner », comme l’énumère Jeannine, qui a passé tous les étés de l’âge de 5 ans et demi à 13 ans dans la colonie de vacances mixte de Rimplas (Alpes-Maritimes) avec ses frères. « C’était merveilleux, mais à présent les colonies sont devenue trop chères », déplore-t-elle. Monique se souvient des « jeux de piste sur l’île d’Yeu », Danièle de « la veillée où on se rassemblait autour d’un feu de bois pour chanter » à Belle-Ile-en-Mer et Laure de ses « lèvres bleues après la cueillette des myrtilles pour que le cuisinier fasse des tartes. »

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Optimistes et premiers émois

Pour Martine et Pascale, les colonies de vacances ont surtout été l’occasion de partir loin de chez elles et donc de faire des découvertes. « Lors d’un séjour sur l’île d’Oléron, j’ai dégusté pour la première fois des crevettes et du concombre. Ce n’étaient pas des choses que l’on mangeait chez nous. J’ai également pu faire de la voile, sur les Optimistes, et j’ai appris à nager. », raconte Pascale. Martine, elle, se souvient de sa première colo. « C’était en 1967, à Etretat. Je n’avais jamais vu la mer. J’y ai fait mes premières expériences culinaires, comme le beurre salé au petit-déjeuner. Et j’ai connu mes premiers émois. »

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Car on ne peut pas ne pas en parler. Les vacances adolescentes, ce sont celles des premières amours. « J’avais 13 ou 14 ans et mon premier chéri s’appelait Jérémy. On avait continué à s’écrire longtemps après la colo », révèle Angélique. Premier flirt également pour Mireille. « J’avais 14 ans, c’était en 1987 en Auvergne. » Sylvia, elle, y a carrément « rencontré [s] on mari. J’ai adoré mes années de colo, j’y ai travaillé, envoyé mes enfants. Ma fille a même passé son Bafa à 16 ans ». La relève est assurée. « Tous les ans, je voudrais que ça r’commence. You kaïdi aïdi aïda. »