Vatican: L'Eglise dit non aux hosties sans gluten mais oui aux OGM

RELIGION Dans une lettre adressée aux évêques, le rappelle les règles strictes pour choisir le pain et le vin de la messe...

20 Minutes avec agences

— 

Illustration hostie
Illustration hostie — MARTIN BERNETTI / AFP

Non au gluten, oui aux OGM. Dans une lettre adressée aux évêques samedi, le Vatican a rappelé les règles en vigueur pour choisir le pain et le vin pour la messe

« Respect absolu » des normes canoniques

Le Vatican ne plaisante pas dans la composition de ces produits. Pour les catholiques, le pain et le vin deviennent le corps et le sang du Christ au moment de l’Eucharistie.

Mais ce rite n’est valide qu’avec des produits conformes, suivant des règles très strictes. Le cardinal Robert Sarah, ministre du culte et des sacrements, demande donc aux évêques de s’assurer d’un « respect absolu » des normes canoniques.

Pain sans levain et vin de raisin

Le pain doit ainsi être azyme (sans levain) et de pur froment. Les autres céréales ne sont tolérées que dans de très faibles proportions. L’ajout de produits comme des fruits, du sucre ou du miel constitue « un grave abus ».

Le vin, lui, doit être élaboré uniquement à partir de raisin. Les prêtres doivent bien le conserver pour qu’il ne s’aigrisse pas.

>> A lire aussi : L'allergie au gluten peut être déclenchée par un virus selon la revue américaine «Science»

Pas d’hosties sans-gluten, oui aux OGM

Le Vatican assouplit tout de même légèrement les règles, notamment pour les personnes intolérantes au pain. Les hosties à faible teneur en gluten sont ainsi autorisées… Mais l’absence totale de gluten est proscrite, au motif que « cela dénature la panification ».

Pour le vin, il peut être élaboré à partir de moût de raisin. Le Vatican a en revanche décidé « que la matière eucharistique préparée avec des organismes génétiquement modifiés pouvait être considérée comme une matière valide », assure le courrier.

Une autorité de contrôle

Pendant longtemps, les prêtres se sont procuré vin et hosties auprès des communautés religieuses. Mais « aujourd’hui on les trouve en vente aussi dans les supermarchés, dans d’autres magasins et sur internet », rapporte le cardinal Robert Sarah.

Pour s’assurer du respect de ces règles, le Vatican suggère d’instaurer une autorité de contrôle dans chaque pays.

>> A lire aussi : Le numéro trois du Vatican, inculpé d'agressions sexuelles, rentre en Australie pour se défendre