Choc toxique: Les coupes menstruelles ne sont pas plus dangereuses que les tampons

SANTE Les chercheurs du Centre national de référence du staphylocoque des Hospices Civils de Lyon (HCL), regrettent une «mauvaise compréhension» de leur étude publiée mardi...

O.M

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Les coupes menstruelles ne sont pas plus dangereuses que les tampons.
Les coupes menstruelles ne sont pas plus dangereuses que les tampons. — Geoff Moore / Rex Featu/REX/SIPA
  • Mardin le Centre national de référence du staphylocoque des Hospices Civils de Lyon (HCL) a publié une étude sur la question du choc toxique 
  • Selon les premiers résultats, les tampons hygiéniques utilisés pendant les règles ne favorisent pas les chocs toxiques, dont les cas déclarés ont augmenté.
  • L'étude relève aussi les risques liés aux coupes menstruelles mais ces dernières ne seraient pas plus dangereuses que les tampons

« Notre étude a été mal comprise », c’est la réponse qu’a donnée Gérard Lina, chercheur au Centre national de référence du staphylocoque des Hospices Civils de Lyon ce vendredià La voix du Nord. Ce centre a en effet publié en début de semaine une étude sur le choc toxique lié aux règles, qui évoquait notamment les risques liés aux coupes menstruelles. En permettant une arrivée d’air plus importante, et donc d’oxygène, ces coupes favoriseraient en effet la croissance du staphylocoque impliqué dans les chocs toxiques. Des risques vite assimilés à une dangerosité accrue de ces protections hygiéniques… à tort.

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« Elles ne sont pas dangereuses, les coupes menstruelles… »

Face à cette mauvaise interprétation, Gérard Lina a tenu à expliciter son étude dans une interview auprès du quotidien nordiste. « Il apparaît dans cette étude que certains tampons diminuent quant à eux la production de bactéries et staphylocoques. Et que si elles ne sont pas dangereuses, les coupes menstruelles peuvent tout comme les tampons, provoquer dans des cas extrêmement rares un choc toxique. Mais il ne faut pas oublier que cette étude a été faite in vitro et que plus que les petites différences entre tel et tel tampon ou coupe qui sont peu pertinentes, la découverte de cette étude est surtout que les produits actuellement sur le marché ne sont pas dangereux et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter », martèle-t-il.

Pour les tampons comme pour les coupes menstruelles, les auteurs de l’étude rappellent de ne pas les porter plus de 4 à 6 heures et de les enlever la nuit. « Quand on les utilise correctement, le risque est moindre, mais pas de zéro », soulignait mardi à l’AFP le Pr Lina.

Le nombre de cas de chocs toxiques recensés a fortement augmenté dans les années 2000, de 5 en 2004 à 19 en 2011, avant de se stabiliser autour de 20.