VIDEO. Affaire Grégory: Murielle Bolle est maintenue en détention

JUSTICE Mise en examen pour enlèvement suivi de la mort du petit Grégory, Murielle Bolle a été maintenue en détention ce mardi…

Vincent Vantighem

— 

Dijon (Côte d'or), le 30 juin 1986. Murielle Bolle (à gauche) arrive au palais de justice pour être entendue.
Dijon (Côte d'or), le 30 juin 1986. Murielle Bolle (à gauche) arrive au palais de justice pour être entendue. — ERIC FEFERBERG / AFP
  • Le petit Grégory a été assassiné le 16 octobre 1984.
  • Trente-deux après, Murielle Bolle a été mise en examen pour enlèvement.
  • La cour d’appel de Dijon a décidé, ce mardi, de la maintenir en détention.

A la cour d’appel de Dijon (Côte d’Or),

Elle a accueilli la nouvelle avec une « grande tristesse », selon Jean-Paul Teisssonnière, son avocat. Murielle Bolle, 48 ans, a été maintenue en détention provisoire, ce mardi, par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon (Côte d’Or). Témoin clé dans l’enquête conduite sur la mort du petit Grégory, 4 ans, elle avait été mise en examen, jeudi dernier, pour l’enlèvement du garçonnet découvert pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges), le 16 octobre 1984.

>> Les faits: Le parquet requiert le maintien en détention de Murielle Bolle

« La présidente de la chambre de l’instruction a précisé que son intention n’était pas de garder Murielle Bolle en détention longtemps, a expliqué son avocat, à l’issue du délibéré. Le problème, c’est la question de l’hébergement. » Afin d’éviter que sa cliente ne soit la cible de pressions, son avocat avait proposé à la chambre de l’instruction qu’elle soit hébergée chez un membre de sa famille en Alsace. « Malheureusement, le nom de cette personne figure aussi dans le dossier, poursuit Jean-Paul Teissonnière. Il faut donc trouver une autre solution d’hébergement. Et ensuite, nous formerons une nouvelle demande de mise en liberté. »

Le témoignage du cousin au centre du dossier

Agée de 15 ans en 1984, celle que l’on surnommait alors « Bouboule » avait d’abord accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d’avoir kidnappé Grégory avant de se rétracter. Il y a trois semaines, l’un de ses cousins a expliqué aux enquêteurs qu’elle avait en réalité été victime d’un lynchage famililal visant à lui faire changer de version face aux enquêteurs. Un témoignage qui a été abordé au cours de l’audience de ce mardi devant la chambre de l’instruction. « Tous les éléments du dossier, anciens ou nouveaux, ont été abordés », a ainsi confirmé Marie-Christine Chastand-Morant, l’une des avocates des parents du petit Grégory.

De nouvelles auditions et confrontations devraient donc avoir lieu dans les prochains jours afin de permettre aux enquêteurs de démêler, enfin, le vrai du faux dans ce dossier. « Cette enquête va pouvoir se poursuivre dans la sérénité et c’est tout ce que les parents de Grégory souhaitent », a encore précisé Marie-Christine Chastand-Morant. De son côté, Jean-Paul Teissonnière, l’avocat de Murielle Bolle, a précisé que sa cliente ne devrait pas rester « longtemps », en détention, au risque d’être en danger. « Il y a de personnes de tout genre en prison et certaines, bien sûr, ont entendu parler de l’affaire Grégory. »