Affaire Grégory: Le compagnon de Murielle Bolle pense qu'elle «est innocente»

JUSTICE Témoin clé de l’affaire Grégory en 1984, Murielle Bolle, 48 ans, a été mise en examen pour enlèvement suivi de mort et placée en détention provisoire jeudi…

D.B.

— 

Murielle Bolle, le 5 novembre 1984.AFP PHOTO / Jean-Claude DELMAS
Murielle Bolle, le 5 novembre 1984.AFP PHOTO / Jean-Claude DELMAS — AFP

Il est sous le choc et très sollicité par les médias depuis la semaine dernière. Mais le compagnon de Murielle Bolle parle pour la première fois. Sa compagne a été mise en examen et écrouée jeudi pour enlèvement suivi de mort.

Elle avait affirmé en 1984 avoir assisté au rapt du petit Grégory avant de se rétracter. Démêler le vrai du faux, 32 ans plus tard, est la priorité de l’accusation pour tenter de résoudre l’énigme. Interrogé par Le Parisien, il a affirmé son soutien à la mère de son enfant : « Je l’aime très fort, je pense à elle, on pense à elle avec le gamin. J’espère qu’elle va être libre et qu’elle va regagner son foyer ». Avant de souffler au journaliste : « Je pense qu’elle est innocente ». L’homme qui est très sollicité par les médias et qui évite de sortir de chez lui, a lancé une supplique au journaliste du Parisien : « Dites à vos confrères qu’ils ne m’importunent plus ».

Une femme qui a peu de vie sociale

De son côté, Le Figaro s'est rendu dans le village des Vosges où vit actuellement Murielle Bolle, à Granges-sur-Vologne, et a recueilli les témoignages de ses voisins. « On ne la voit jamais dehors sauf quand elle va chercher les enfants à l’école en vélo. Elle en a deux et lui plusieurs d’un premier mariage », déclare l’un d’eux. Il explique que cette femme de 48 ans ne reçoit jamais d’invités. « Pas même la famille côté Bolle. Je pense qu’elle a dû couper les ponts avec ses frères et sœurs », indique-t-il.

Après quatre jours de détention, Murielle Bolle, mise en examen pour l’enlèvement qui a conduit à la mort du petit Grégory, sera-t-elle remise en liberté ? Une audience sur son maintien ou non en détention aura lieu mardi devant la chambre de l’instruction, comme pour les époux Jacob qui avaient été remis en liberté, sous contrôle judiciaire, le 20 juin.