Greenpeace manifeste devant l’EPR de Flamanville pour interpeller Nicolas Hulot

NUCLEAIRE « Il ne doit pas donner l’autorisation de démarrer l’EPR. L’EPR est dangereux », a déclaré le chargé des questions nucléaires de l’ONG…

20 Minutes avec AFP

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Vingt-quatre militants de Greenpeace ont manifesté ce mercredi devant le chantier de l’EPR de Flamanville.
Vingt-quatre militants de Greenpeace ont manifesté ce mercredi devant le chantier de l’EPR de Flamanville. — CHARLY TRIBALLEAU

« EPR, le grand bluff », « Stop EPR »… Vingt-quatre militants de Greenpeace ont manifesté ce mercredi devant le chantier de l’EPR de Flamanville pour demander à Nicolas Hulot de ne pas autoriser le démarrage du réacteur nucléaire où des anomalies ont été détectées.

« On est là pour interpeller le ministre. Il ne doit pas donner l’autorisation de démarrer l’EPR. L’EPR est dangereux », a déclaré Yannick Rousselet, le chargé des questions nucléaires de Greenpeace France.

« Ils vont globalement valider la cuve » avec « des contrôles coûteux pour EDF »

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé ce mercredi une conférence de presse à 16 h à Paris au sujet de l’EPR dont la cuve, pièce majeure du réacteur, présente des anomalies. Le gendarme du nucléaire y « présentera sa position et les orientations qu’elle envisage de retenir pour la cuve de l’EPR », selon un communiqué.

« Mon intuition, c’est qu’ils vont globalement valider la cuve mais exiger des contrôles en service » qui n’ont pas lieu sur les autres centrales, a estimé Yannick Rousselet, qui a participé comme observateur à la réunion d’experts.

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Selon lui, ces contrôles, auraient lieu tous les « deux, trois ans pendant plusieurs semaines », et seraient donc coûteux pour EDF, puisqu’« un jour d’arrêt d’un réacteur coûte un million d’euros » à l’entreprise. Les conséquences seraient « astronomiques » également pour les réacteurs EPR en construction à Taïshan, a affirmé le chargé des questions nucléaires de Greenpeace France.