Peinture sur poneys: Une activité ludique, thérapeutique et... polémique

ANIMAUX Le loisir, apparu depuis quelque temps dans les centres équestres, amuse les plus jeunes autant qu’il énerve certains adultes…

Océane Marache

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La peinture sur chevaux est non toxique, à base de gouache ou d'argile.
La peinture sur chevaux est non toxique, à base de gouache ou d'argile. — Ryan Hermens/AP/SIPA

Les sauts d’obstacles et les promenades en forêt à cheval ne vous bottent pas ? Vous pouvez désormais pratiquer la peinture sur poneys dans certains centres équestres. Si cette activité est pour le moins originale, elle ne fait pas rire tout le monde. De fervents défenseurs de la cause équine ont récemment soulevé des objections.

Plus de 2.400 avis négatifs 

La polémique a démarré lorsque le Club hippique de Montbard (Côte-d’Or) a posté un message sur sa page Facebook après une activité de peinture sur les poneys avec des enfants. La publication est partagée près de 250 fois. Assez pour que les critiques fusent de toutes parts : « Je trouve ça honteux ! » écrit Corinne, et Elodie de rajouter « Vous ne devriez même pas être en droit de tenir un centre équestre ! » Très vite, la page atteint près de 2.400 avis négatifs et le centre équestre se retrouve dépassé par les événements.

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« Un faux problème »

Pourtant, l'établissement n’est pas le seul à proposer cette activité, ils sont de plus en plus nombreux en France. Fany Villeneuve du centre l’Ecrin des Cimes qui propose cette prestation, indique à 20 Minutes que cette pratique est « ludique pour créer un contact entre l’enfant et l’animal mais également utile dans le cadre d’équithérapie pour les enfants atteint de troubles ». Elle précise qu’elle utilise de l’argile auquel elle ajoute de la couleur grâce à de la gouache : « Ça revient au même lorsque l’on maquille un enfant pour le déguiser. » 

Le Docteur Brogniez, vétérinaire équidé donne son avis à 20 Minutes : « Pour moi c’est un faux problème puisque la peinture est appliquée sur le poil et non sur la peau, il n’y a aucun danger si la peinture n’est pas toxique. »

« Ce n’est pas un objet »

Du côté des associations de défense des animaux, on a du mal à trouver la pratique anodine. « Ils ne savent plus quoi inventer », déplore-t-on à l’association Cheval mon ami. La représentante ne cesse de répéter que « le cheval n’est pas fait pour ça, ce n’est pas un objet », un brin effarée par cette pratique.

Fany Villeneuve, elle, relativise face aux critiques : « Il y a des combats très importants en termes de sécurité animale et celui-ci n’en est pas un. »