Les policiers ne veulent plus garder le domicile de Marine Le Pen

YVELINES Un syndicat critique les conditions de travail des fonctionnaires qui assurent cette mission et les ressources qu'elle mobilise...

M.C.
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Marine Le Pen.
Marine Le Pen. — AFP

Ils n’en peuvent plus de garder la maison de Marine Le Pen. Le syndicat de gardiens de la paix Alliance affirme, selon le Parisien, que la mission de protection du domicile de la présidente du Front national, à la Celle-Saint-Cloud (Yvelines) empêcherait « la mise en place d’un cycle de repos plus avantageux » et retirerait « des fonctionnaires de la voie publique ».

« En plus, ce travail se fait dans des conditions inadmissibles », dénonce Julien Le Cam, secrétaire adjoint du syndicat dans les Yvelines. « Les policiers gardent la maison parfois durant huit heures de suite sans relève, sans pouvoir aller aux toilettes, dans un véhicule non climatisé. La semaine dernière, avec une température de 45 degrés dans la voiture. Il a fallu intervenir pour qu’il leur soit fourni un véhicule climatisé », déclare-t-il au journal.

Sollicitée par le Parisien, une source « proche de la direction » confirme que la mission de surveillance dure depuis 18 mois et continue à être exécutée « même lorsque [Marine Le Pen] est absente ». Le préfet des Yvelines aurait écrit au ministère de l’Intérieur pour demander qu’une décision soit prise à ce sujet.