Sécurité routière: Hausse de 0,5% de la mortalité en 2016... et de 2,6% du nombre de blessés

ACCIDENT Mais la Sécurité routière parle d'une quasi-stabilisation, car l'année 2016 a été plus longue...

20 Minutes avec AFP
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Un accident de voiture à Strasbourg.
Un accident de voiture à Strasbourg. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Les chiffres de la sécurité routière viennent de tomber… et ils ne sont pas bons. Il y a eu 3.477 personnes tuées sur les routes en 2016, soit 16 de plus qu’en 2015, selon le bilan définitif publié ce lundi par la Sécurité routière, qui évoque toutefois « une quasi-stabilisation », l’année 2016 ayant compté une journée de plus que la précédente.

« Avec 16 décès de plus qu’en 2015, soit l’équivalent d’un peu moins de deux jours pour cette année 2016 bissextile, c’est globalement une quasi-stabilisation après deux années d’augmentation », explique la Sécurité routière dans un communiqué. La mortalité routière a augmenté l’an dernier de 0,5 % par rapport à 2015, faisant de 2016 la troisième année consécutive de hausse après douze ans de baisse, une première depuis 1972. En moyenne, environ neuf personnes meurent chaque jour sur les routes de France.


Plus de blessés également

Les chiffres définitifs ont donc été revus à la hausse par rapport au bilan provisoire 2016 annoncé fin janvier, qui faisait état de 3.469 personnes tuées sur les routes. Également en augmentation : le nombre de blessés (72.645, +2,6 %), les accidents corporels (57.522, +1,6 %) et les personnes hospitalisées (27.187, +2,2 %).

Par ailleurs, « plus on roule, plus on a de risques d’avoir un accident, or en 2016, on a eu une très forte augmentation du nombre de kilomètres parcourus (calculés à partir de la consommation de carburants) », a dit à l’AFP Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière. « On ne peut pas être satisfait de ce bilan, mais il est plutôt encourageant », a-t-il poursuivi.

Les piétons, cyclistes et les seniors, principales victimes

Les principales causes d’accident restent la vitesse excessive (qui apparaît dans un accident mortel sur trois) et l’alcool (présent dans 29 % des accidents mortels). Parmi les plus touchés par la hausse de la mortalité se trouvent les piétons et les cyclistes.


Ils sont respectivement 559 (+19 % pour les piétons) et 162 (+9 % pour les cyclistes) à avoir trouvé la mort sur les routes. Et certains n’avaient pas de casque.


La mortalité des automobilistes est, elle, en légère baisse (-2 %), même si « cette catégorie d’usagers totalise à elle seule plus de la moitié des morts » avec 1.760 personnes ayant perdu la vie dans un véhicule de tourisme en 2016.

Les usagers des deux-roues motorisés sont toujours aussi exposés : ils représentent moins de 2 % du trafic, mais comptent pour 21 % des personnes tuées, et 43 % des blessés graves. Si les 18-24 ans sont moins nombreux à avoir perdu la vie en 2016 sur la route (597, -3,6 %), on enregistre à l'inverse une forte hausse de la mortalité des seniors de 75 ans et plus (566, +9,1 %).