Attentat déjoué à Marseille: Un quatrième proche des suspects écroué

TERRORISME Farhan I., soupçonné d'avoir fourni une aide logistique aux deux suspects d'un projet d'attentat déjoué en avril à Marseille, a été mis en examen vendredi par un juge antiterroriste...

20 Minutes avec AFP

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Le procureur François Molins lors d'une conférence de presse mardi 18 avril, au sujet d'un attentat déjoué à Marseille.
Le procureur François Molins lors d'une conférence de presse mardi 18 avril, au sujet d'un attentat déjoué à Marseille. — Martin BUREAU / AFP

L’enquête avance. Interpellé mardi par la DGSI dans la banlieue de Nancy en Meurthe-et-Moselle, Farhan I. a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention d’armes en relation avec une entreprise terroriste, a-t-on appris de source proche du dossier.

Le parquet a requis sa détention provisoire mais le jeune homme a demandé un débat différé devant le juge des libertés et de la détention pour contester cette mesure. Il a été incarcéré dans l’attente de ce débat qui doit se tenir dans les quatre jours.

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Ses deux frères, des Serbes du Kosovo de 19 et 35 ans, ainsi qu’un réfugié politique tchétchène de 24 ans, tous les trois arrêtés également à Vandoeuvre-lès-Nancy fin avril, sont également mis en examen pour les mêmes chefs et écroués.

Des bars « en lien avec le Front national » visés ? 

Tous les quatre sont soupçonnés d’avoir aidé Clément Baur, 23 ans, et Mahiedine Merabet, 29 ans, notamment en fournissant les armes retrouvées lors de l’arrestation des deux hommes, le 18 avril à Marseille, à cinq jours de l’élection présidentielle.

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Clément Baur et Mahiedine Merabet, accusés de préparer un attentat « imminent » mais dont la ou les cibles restent indéterminées, avaient effectué sur Internet des recherches « sur des lieux festifs » et « des bars, notamment homosexuels », ou encore « en lien avec le Front national », a-t-on appris d’une autre source proche du dossier.

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Marine Le Pen a réclamé vendredi l’ouverture d’une enquête sur la « grave dissimulation », selon elle, des autorités à propos de ce projet d’attentat. D’après Libération, le meeting du 19 avril de la présidente du FN dans la cité phocéenne « figurait parmi les cibles ».