Samantha Geimer, la victime de Roman Polanski a imploré le juge de clore le dossier

JUSTICE Samantha Geimer, violée à l’âge de 13 ans par Roman Polanski, a témoigné vendredi 9 juin en faveur du cinéaste devant un tribunal de Los Angeles…

M. F avec AFP

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Writer and former actress Samantha Geimer attends the show "Le Grand Journal" on the set of the French TV Canal+ in Paris on October 14, 2013. Geimer, who is better known as the 13-year-old girl named as the victim in the 1970s child sex conviction against Oscar-winning director Roman Polanski, spoke about her book "The Girl: A Life in the Shadow of Roman Polanski". AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD / AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD
Writer and former actress Samantha Geimer attends the show "Le Grand Journal" on the set of the French TV Canal+ in Paris on October 14, 2013. Geimer, who is better known as the 13-year-old girl named as the victim in the 1970s child sex conviction against Oscar-winning director Roman Polanski, spoke about her book "The Girl: A Life in the Shadow of Roman Polanski". AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD / AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD — KENZO TRIBOUILLARD/AFP

« Je vous implore de considérer une solution à ce dossier sans emprisonner un homme de 83 ans ». Ce sont les mots prononcés par Samantha Geimer au juge du Tribunal supérieur de Los Angeles, Scott Gordon. La femme aujourd’hui âgée d’une cinquantaine d’années est la victime de Roman Polanski. Le cinéaste est accusé de l’avoir droguée alors qu’elle n’avait que 13 ans, avant de la violer dans la villa de Jack Nicholson, à Los Angeles, en 1977.

>>À lire aussi: Affaire de viol: La victime de Roman Polanski demande à la justice américaine de dévoiler l’accord passé avec l’acteur

Seulement aujourd’hui, la femme qui dit avoir pardonné au réalisateur de Rosemary’s Baby, Tess ou encore Le Pianiste, souhaite clore ce dossier vieux de 40 ans. « Je ne parle pas au nom de Roman, mais de la justice […] Je vous implore de faire cela pour moi, par pitié pour moi », a-t-elle ajouté. « Elle est fatiguée de cette affaire qui continue depuis 40 ans », avait déclaré jeudi l’avocat de Roman Polanski, Harland Braun. « Elle veut en finir avec ça ».

Un accord amiable

À l’époque des faits, Roman Polanski avait reconnu avoir eu des relations sexuelles illégales avec une mineure. Roman Polanski affirme qu’en échange, le juge avait accepté de limiter sa peine à sept semaines de détention. Mais en 1978, redoutant une annulation de cet accord amiable, il avait fui vers la France, convaincu qu’il risquait d’être lourdement condamné.

Depuis,il a toujours refusé de retourner aux Etats-Unis sans assurance qu’il ne sera plus emprisonné. Son avocat demande au Tribunal de rendre public les documents prouvant selon lui l’existence de cet accord amiable avec Roman Polanski et la volonté du juge de l’époque de le rompre.