Cosmétiques: La DGCCRF va enquêter sur la présence de substances interdites

CONSOMMATION La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé ce vendredi à l’AFP une série de contrôles au lendemain des révélations de l’UFC-Que Choisir…

20 Minutes avec AFP

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Les rayons cosmétiques du magasin Sephora des Champs-Elysées, le 28 septembre 2013 à Paris
Les rayons cosmétiques du magasin Sephora des Champs-Elysées, le 28 septembre 2013 à Paris — KENZO TRIBOUILLARD AFP

Après les révélations, les contrôles. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a indiqué vendredi à l’AFP qu’elle allait prochainement lancer une enquête sur des cosmétiques qui seraient toujours en vente, bien que contenant des substances interdites, comme le révélait mercredi l’UFC Que Choisir.

« Nous allons mener des contrôles pour voir si ces produits sont toujours vendus aujourd’hui et pour quelles raisons », a déclaré à l’AFP Loïc Tanguy, directeur de cabinet adjoint à la DGCCRF. « Nous sommes très attentifs chaque année sur les cosmétiques », a assuré Loïc Tanguy, soulignant que l’an dernier, la DGCCRF a contrôlé 8.000 références. « Au-delà de nos actions de contrôle, nous allons tenir compte des informations de l’UFC », a-t-il ajouté.

23 cosmétiques aux substances interdites toujours en vente

Mercredi,l’association UFC-Que Choisir a recensé 23 cosmétiques qui seraient toujours en vente en France, bien que contenant des substances interdites, notamment un fond de teint sous forme de poudre minérale contenant de l’isobutylparaben, un perturbateur endocrinien pourtant interdit depuis 2015 dans l’Union européenne.

D’autres produits repérés par l’UFC, dont un spray solaire pour enfants, un soin masculin pour les yeux et un gel coiffant pour cheveux, contiennent de la MIT, alors même que cet allergisant est interdit depuis février dans l’Union européenne pour des produits de ce type, non rincés.

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La « complexité » des chaînes de distribution en cause ?

La « complexité » de certaines chaînes de distribution pourrait expliquer que certains produits non rincés contenant de la MIT soient toujours vendus, bien qu’étant interdits depuis 4 mois, avait estimé mercredi la Fédération des entreprises de la beauté (Febea), jugeant en revanche « inexcusable » la présence dans d’autres produits de perturbateurs endocriniens interdits depuis 2015.

L’Oréal, qui avait été notamment mis en cause par l’UFC pour des produits non rincés contenant de la MIT, a expliqué à l’AFP avoir stoppé la commercialisation de ces produits « plusieurs mois » avant la date d’interdiction et les avoir remplacés avec de nouvelles formules sans MIT.

En cas d’interdiction d’un ingrédient, il est de la responsabilité du fabricant d’arrêter la production du produit concerné et d’informer ses distributeurs, qui eux sont tenus de ne plus commercialiser les produits non conformes, a rappelé Loïc Tanguy.

Jusqu’à deux ans de prison

Si la justice démontre un délit de tromperie, qui a un caractère intentionnel, un fabricant ou un importateur d’un produit interdit risque deux ans de prison et 30.000 euros d’amende, un montant qui peut aller jusqu’à 150.000 euros pour des personnes morales. Un distributeur condamné pour tromperie est également passible de 2 ans de prison et de jusqu’à 300.000 euros d’amende, a précisé à l’AFP une porte-parole de la DGCCRF.