Aisne: Un instituteur condamné pour atteinte sexuelle sur une écolière

FAITS DIVERS Après avoir baissé le pantalon d'une élève devant ses camarades, il a été condamné à une interdiction à vie d'exercer toute activité avec des enfants...

20 Minutes avec agence

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Une classe dans une école primaire de Clamart, le 2 septembre 2010 (illustration).
Une classe dans une école primaire de Clamart, le 2 septembre 2010 (illustration). — F. Durand / Sipa

L’instituteur de l’école de Merlieux-et-Fouquerolles (Aisne) a été condamné ce mardi à six mois de prison avec sursis, une peine assortie d’une interdiction définitive d’exercer toute activité avec des enfants.

L’enseignant, qui est aussi le directeur de l’école dans ce petit village de 275 habitants, a été reconnu coupable de « violence par une personne chargée d’une mission de service public » et d'« atteinte sexuelle sur un mineur de moins de 15 ans », rapporte Le Courrier Picard.

Accusé d’avoir « baissé son pantalon »

L’enseignant de 42 ans était accusé d’avoir installé une élève de sept ans sur une table avant de baisser son pantalon et sa culotte devant les autres élèves.

Une version qu’il a toujours contestée. « Elle voulait que je corrige son cahier, j’ai refusé car j’étais en train de m’occuper d’autres élèves », relate le Courrier Picard, citant les déclarations de l’enseignant.

« Elle est montée sur une table, je l’ai prise par les aisselles pour la faire redescendre. Je m’étais déjà retourné quand j’ai entendu la classe rire. C’est à ce moment que j’ai vu qu’elle avait le pantalon baissé », s’est défendu l’instituteur.

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Une version contestée par les autres élèves

Les camarades de la victime ont quant à eux confirmé la version de la fillette. Me Antonini, avocat de la victime, a tenté de dépeindre le portrait d’un « prédateur sexuel ».

Me Panzani, avocate de la défense, a plaidé le geste involontaire : « Si mon client avait eu l’instinct sexuel de déshabiller cette petite fille, il ne l’aurait pas fait devant toute la classe. Dans ce dossier, la connotation sexuelle n’existe pas. »

Interdiction d’exercer à vie

L’avocate a plaidé la relaxe, en insistant sur le fait que son client avait jusqu’ici été très bien évalué par sa hiérarchie.

Un argument qui n’a pas convaincu les juges, qui ont condamné l’enseignant à six mois de prison avec sursis, d’une interdiction à vie d’exercer un métier au contact d’enfants ainsi qu’au versement de 700 € de dommages et intérêts à la fillette. Il a la possibilité de faire appel.