Au moins trois squelettes humains découverts dans l'Yonne, pas de lien établi avec Emile Louis

FAITS DIVERS Ils ont été retrouvés à Gurgy, dans la zone des «disparues de l'Yonne»...

L.Gam. avec AFP

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Illustration d'un véhicule de gendarmerie, ici près de Rennes.
Illustration d'un véhicule de gendarmerie, ici près de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

A-t-on mis la main sur les squelettes des victimes d'Emile Louis ? Au moins trois squelettes ont été découverts mercredi dans l'Yonne, lors de travaux de terrassement pour la construction d'un parking à Gurgy. L'occasion pour Pierre Monnoir, l'emblématique président de l'association des disparues de l'Yonne, de faire le lien avec le meurtre de sept jeunes handicapées de la DDASS, entre 1977 et 1979, par le tueur en série, Emile Louis.

Mais la procureure d'Auxerre, Sophie Macquart-Moulin, s'est montrée prudente quant à une quelconque corrélation : « Il faut raison garder ». Les ossements « pourraient être très très anciens » et au vu de leur alignement, « il peut s'agir d'un ancien cimetière ».

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Les résultats des analyses pas connus immédiatement

Dans Le Parisien qui a sorti cette macabre affaire, Pierre Monnoir, n'a lui pas évoqué la possibilité de tombes datant du Moyen-Age. « On ne peut pas s'empêcher de faire un lien éventuel avec les disarues de l'Yonne. Dans cette affaire, il nous manque cinq corps. Des familles attendent toujours de donner une sépulture aux victimes du tueur Emile Louis ». 

Condamné à la prison à perpétuité en 2004, puis une nouvelle fois en appel en 2006, Emile Louis est mort en octobre 2013 à Nancy à l'âge de 79 ans.

L'analyse des ossements a été confiée à l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale), qui procédera à leur datation. Les résultats ne sont pas attendus avant la semaine prochaine.