Renseignement: Macron met en place sa task force antiterroriste et ses hommes-clés

TERRORISME Il s’agit des premières nominations dans le domaine du renseignement du quinquennat d’Emmanuel Macron…

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuel Macron à l’Élysée, le 3 juin 2017 à Paris.
Emmanuel Macron à l’Élysée, le 3 juin 2017 à Paris. — Kamil Zihnioglu / POOL / AFP

L’Elysée a annoncé ce mercredi la création d’un « centre national du contre-terrorisme », placé auprès du président de la République, qui sera dirigé par Pierre de Bousquet de Florian, ex-numéro 1 de la DST.

Promesse de campagne

Cette « task force », un engagement de campagne d’Emmanuel Macron, sera placée au sein de la Coordination nationale du renseignement, structure déjà existante qui sera également dirigée par Pierre Bousquet de Florian, dont la nomination sera actée en Conseil des ministres du 21 juin prochain.

L’Elysée a aussi annoncé qu’étaient pressentis pour diriger la DGSI (Direction général de la sécurité intérieure) Laurent Nunez, actuel préfet de police des Bouches-du-Rhône, et Bernard Emié, ambassadeur à Alger, pour prendre la Direction générale des services extérieurs (DGSE).

L’objectif est de « décloisonner » les différents services de renseignement

Laurent Nunez, né en 1964, énarque, est préfet de police des Bouches-du-Rhône depuis 2015. Bernard Emié, énarque né en 1958, en poste à Alger depuis 2014, a notamment été conseiller technique et diplomatique de Jacques Chirac à l’Elysée de 1995 à 1998. Le nouveau Centre national du contre-terrorisme - au départ une équipe d’une vingtaine de personnes, surtout d’analystes - sera chargé du « pilotage stratégique des services de renseignement » pour notamment s’assurer de leur bonne coordination, mais « en aucun cas de leur direction opérationnelle », a précisé l’Elysée.

Il devra aussi « proposer au président des plans d’action concertés sur l’action des services de renseignement » et « rendra compte chaque semaine au conseil de défense, où s’élabore la stratégie de lutte contre le terrorisme » L’objectif est de « décloisonner » les différents services de renseignement mais « pas de créer une nouvelle couche » de décision, a précisé l’Elysée au cours d’un briefing devant la presse sur ce dossier.