VIDEO. Attaque à Notre-Dame: «Son collègue a réagi avec sang froid», selon Gérard Collomb

TERRORISME L’individu qui a attaqué, ce mardi, un policier sur le parvis de Notre-Dame de Paris, a été blessé par le tir de riposte d’un agent, explique le ministre de l’Intérieur…

Thibaut Chevillard

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Le ministre de l'Intérieur a donné une conférence de presse, mardi, sur le parvis de Notre-Dame
Le ministre de l'Intérieur a donné une conférence de presse, mardi, sur le parvis de Notre-Dame — Matthieu Alexandre/AP/SIPA

C’est son baptême du feu. Pour la première fois depuis qu’il a été nommé ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb doit faire face à « un attentat ». Il a tenu à se rendre ce mardi, vers 18h, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, où un policier a été pris pour cible, quelques heures plus tôt, par un individu armé d’un marteau. Il s’est notamment entretenu avec les collègues de l’agent attaqué, et a donné à la presse les premiers éléments de l’enquête.

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L’agresseur « se présentait comme étant un étudiant algérien »

L’agression a eu lieu vers 16 h 20. L’assaillant, raconte l’occupant de la place Beauvau, s’est approché d’une patrouille de police composée de trois agents et a frappé l’un d’entre eux. « Son collègue a alors réagi avec sang froid, s’est dégagé immédiatement et a fait feu », poursuit Gérard Collomb. Touché, l’individu a été transporté à l’hôpital de la Salpêtrière. Il était, semble-t-il, seul au moment de l’attaque.

Selon le ministre de l’Intérieur, « l’agresseur a crié, au moment où il frappait le policier « c’est pour la Syrie »». «C’était quelqu’un qui se présentait comme étant un étudiant algérien. Il était muni d’une carte dont nous devrons vérifier l’authenticité », explique-t-il. Outre un marteau, il avait en sa possession des « couteaux de cuisine ». « Des instruments rudimentaires », analyse Gérard Collomb. « On est passé d’un terrorisme très sophistiqué à un terrorisme où n’importe quel outil peut servir à commettre des agressions. »

Les blessures du policier « ne sont pas trop graves »

Le policier visé, lui, est « blessé » et « fait l’objet de soin » à l’hôpital. « Ses blessures ne sont pas trop graves », note le ministre de l’intérieur. L’agresseur, aurait pu aussi « s’en prendre aux touristes » si le policier qui a tiré n’avait pas eu « la bonne réaction », ajoute Gérard Collomb.

La lutte contre le terrorisme, dit-il, « est la priorité du président de la République ». Il rappelle que pour faire face à la menace, le gouvernement étudie notamment « une prolongation de l’état d’urgence ». Un conseil de Défense est organisé, demain, à l’Elysée.